‹ Les Bourbons et la Russie pendant la Révolution française (d'après des documents inédits)Chapitre 54 sur 71 · LA KEINE DE FRANGE A PAUL P · texte numérisé non relu

LA KEINE DE FRANGE A PAUL P

Mitau, 17 juillet 1799.

Monsieur mon Frère et Cousin,

Ma santé, extrêmement dérangée par un voyage long et fatigant et des circonstances qui affectent mon cœur et que je prie M. de Rostopchin de mettre sous les yeux de Votre Majesté Impériale, en sollicitant de sa sensibilité d'y mettre fin, m'ont privée à mon arrivée ici d'assurer Votre Majesté Impériale de ma vive reconnoissance

des ordres qu'elle a bien voulu donner pour mon passage dans ses États. Je ne puis trop me louer des soins du colonel Larnich5% commissaire de Votre Majeslê, pour m'accompagner. Je prie Votre Majesté Impériale de recevoir aussi les expressions de ma reconnoissance de l'asile de Tamitié dont Votre Majesté nous fait jouir et de croire à tous les sentimens que m'inspire son intérêt pour nous, qui m'a procuré la satisfaction d'assister à un mariage qui était le vœu de mon cœur et qui, s' étant fait sous les auspices de Votre Majesté et par elle, ne peut qu'être heureux ; ce sont mes enfants ; je demande à Votre Majesté la continuation de son intérêt pour eux, et je la prie d'être très persuadée de ma vive reconnoissance; c'est avec ces sentiments que je serai toute ma vie, Monsieur mon frère et cousin.

De Votre Majesté Impériale, La très affectionnée et bien bonne amie, sœur et cousine reconnoissante,

iMarie-Joséphine-Louise.

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