MADAME PATIN, ADÉLAÏDE
ADÉLAÏDE. — Madame, vous ne savez pas?
MADAME PATiis. — Voyons, qu'y a-t-il encore?
ADÉLAÏDE. — Josepli est arrêté.
MADAME PATIN. — JoscpIi, cclui qui sort d'ici?
ADÉLAÏDE. — Le coclier de madame Bonnet.
MADAME PATIN. — C'est-à-dire de madame Forget, n'importe; eh bien?
ADÉLAÏDE. — Eh bien, madame, il est arrêté; je viens de le voir passer avec les gendarmes.
MADAME PATIN. — Avcc Ics gendarmes?
ADÉLAÏDE. — Oui, madame.
MADAME PATIN. — Nous sommcs volés !
ADÉLAÏDE. — Mais non, madame; qui vous fait dire ça?
MADAME PATIN. — Il 3 voulu assassiuer Justine ; Agiaé s'entendait avec lui ; que faisaient ces genslà cliez moi? Nous sommes volés.
ADÉLAÏDE. — Mais, madame...
MADAME PATIN. — Nous souimes volés ; je ne veux rien entendre, nous sommes volés ! Non, c'en est trop, vois-tu, mon enfant; une fois M, Patin rétabli, je m'en vas à Paris. Je déteste les gens qui
n'ont rien à faire; ils s'occupent trop des autres. D'une petite ville, je n'en veux plus pour rien !
ADKLAinE. — Miiis, madame...
MADAME PATIN. — Jc n'en veux plus, le dls-je! Bien le bonjour, messieurs, mesdames, au plaisir de vous voir.