‹ Les bourgeois aux champsChapitre 40 sur 60 · LES MÊMES, MADAME TABAROT · texte numérisé non relu

LES MÊMES, MADAME TABAROT

MABAME TABAROT. — Ail! VOUS VOilÙ lOUS

cnscml)le, j'en suis bien aise. Eli bien, monsieur Tabarol?

TABAROT. — Eh bien, chère amie?

MADAME TABAROT. — Nous voilà ù la Campagne, vous l'avez voulu.

TABAROT. — Je ne l'ai pas fait sans le consulter, ma minelle.

MADAME TABAROT.— MoH Dicu ! moH pauvpe liomme, je ne m'en plains pas. Seulement, je ne suis pas fâchée de le dire en passant que, si parfois tu fais mes volontés, je sais aussi faire les tiennes. Mais, vois-tu, l'idée de savoir que nous sommes chez les autres, que je ne suis pas chez moi, ça me produit un singulier effet. A Paris, ça me serait parfaitement égal ; mais ici, où tout le monde se connaît, où tous les yeux sont fixés sur le dernier venu, j'avoue que ça m'humilie.

TABAROT. — Tues bien bonne!

MADAME TABAROT. — C'CSt pIUS fort qUC UlOi. Tu

as bien fait, Eugénie, de faire un peu de toilette, comme disait mon beau-père, le papa Tabarot :

« Vaut mieux faire envie que pitié, mon cnfanl; » et il avait raison, je suis l)ien de son avis. Faisnous déjeuner, Mélanie; je tombe d'inanition. MÉLAME. — Oui, madame, j'y vas.

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