‹ Les bourgeois de Paris scenes comiquesChapitre 106 sur 175 · II.. . ne... me... plaît pas... de me taire · texte numérisé non relu

II.. . ne... me... plaît pas... de me taire

MONSIEUR LAMOUROUX

Comme tu voudras.

MADAME LAMOUROUX

Mais qu’une créature de son espèce s’en vienne, chez moi, disposer de mon enfant comme de chose lui appartenant, ça jamais... Sans mon éducation il y a longtemps que je te lui aurais administré la plus jolie paire de soufflets!...

Tu ne l’eusses pas fait.

MADAME LAMOUROUX

Monsieur Iiamouroux...jevous en prie...

MONSIEUR LAMOUROUX

Eh bien oui.! eh bien oui!... Parlons d’autre chose.

MADAME LAMOUROUX, toujours grave et solennelle.

Il ne me plaît pas de changer la question,

MONSIEUR LAMOUROUX

Comme tu voudras.

MADAME LAMOUROUX

Pauvr e enfant ! qu’on s’obstine à vouloir séparer de sa mère !

MONSIEUR LAMOUROUX

Il ne s’agit p.as de ça.

MADAME LAMOUROUX

Des gens qui ont si peur que la proie ne leur échappe qu’ils sont du matin au soir chez leur entremetteuse.

U.NK KILLK A MARI Kit

M ü s s I K U II 1. A M O ü R 0 IJ \ .

Tu te penuels souvent des mots...

MADAME I.AMOÜROUX.

Comme elle a parlé de la pauvre j)etite madame Marbot ! Les larmes m’en sont venues aux yeux ! Si nous avions le malheur de perdre la nôtre, ce serait la même chose.

(Elle couvre ses yeux <lc son mouchoir et verse d'ahondantes larmes.) Pauvre enfant ! J’aimerais mieux la voir morte, elle serait plus heureuse.

MONSIEUR 1.AMOUROUX

Le remède serait pis i|ue le mal .

MADAME LAMOUROÜX.

Teuez-vous-le pour dit, j’entends ne plus avoir all'aire à cette femme, ni aux prétendants, ni aux prétendus, ni à personne ; je vais retenir mes places, j’emmène ma tille, elle ne mettra plus les pieds ici.

MONSIEUR LAMOUROUX

Je t’en prie.

MADAME LAMOUROUX

Laissez-moi, vous dis je, laissez-moi, vous me faites pitié.

MONSIEUR LAMOUROUX, LA BONNE

Quoi donc qu’elle a? Est-ce que son déjeuner lui passe oas?

MONSIEUR .LAMOUROUX

Ce n’est rien.

LA BONNE

Vous l’aurez contrariée, c’est sûr.

MONSIEUR LAMOUROUX

Pas du tout... au contraire.

UNE r iUUE A MAIUEU

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