PREMIER S O U S - L I E U T K N A N T
Voilà vol’ nouveau chien?
DEUXIÈME sous- LIEUTENANT
Il est gentil.
POUIAT.
Ça n’empêche qu’il ne vaut pas mon .autre, cæ chien-là, voyez-vous ; je ne vous parle pas de celui-ci; mais celui que j’avais .auparavant, celui-là, je ue l’.aurais pas donné pour deux mille francs.
DEUXIÈME SOUS-LIEUTENANT
.le donnerais bien des chiens pour ce |trix-là.
PREMIER SOUS-LIEUTENANT
Moi aussi.
PUUJAT.
Songez qu’il n’y en avait pas deux comme ça. (Icini-ci est gentil, c’est un joli chien ; mais ([ucllc dilVércnce avec r.autre!
PREMIER LIEUTENANT
.\vez-vons vu ccini de Mongenol?
UN CAFÉ MIUTAIUK
POVJAT.
lin loiime-ltroclic.
DEUXIÈME I.IKUTEN ANT.
(7cst rien du tout.
POUJAT.
Turc, ici 1
SOÜS-LIEUTENAST.
N’ayez pas peur, on ne vous le premlra pas.
POUJAT.
Ce n’est pas ça; mais si le malheur voulait qu’il rencontrât celui de Fossey, ils sc sauteraient dessus ; ça ferait avoir des raisons, ce que je déteste. A propos de chiens, Bonin, avez-vous vu le cheval du lieutenant de Brandières?
BONIN
Oui ça, de Brandières?
POUJAT.
L’ofiicier qui vient d’Afrique par permutniion.
BONIN
C’est donc un de.
POUJAT.
On le dit marquis.
BONIN
Oui, je l’ai vu, son arabe, une rosse.
POUJAT.
Une rosse! .le voudrais bien l’avoir, cette rosse-là; j’en serais pas embarrassé. Vous ne vous connaissez pas eu chevaux.
UN SOUS-LIEUTENANT
Parce que vous avez été en Afrique, vous êtq«i étonnant, vous voulez connaître tous les chevaux.
POUJAT.
Faut pas avoir été en Afrique pour voir que c’est un cheval qui a de la race, qui vous a du sang.
UN CAFf: MIUTATRK
RONIN
En fait de chevaux de sang, moi je ne connais que les chevaux anglais.
P oc J A T.
Voyons, parlons peu et parlons bien. Qu’esf-ceqne vous lui reprochez à ce cheval?
PREMIER LIEUTENANT
D’abord êtes-vous bien sùr qu'il soit arabe?
POUJ AT.
Parbleu ! Il ne faut que des yeux pour ça.
BONIN
11 me fait l'elTet d’un bourriquot.
SOUS-LIEUTENANT
D’un porte-cerise.