GORIOT
Un joli port de mer, en effet !
PENSEY
Je vous demande. Tenez ! ne me parlez jaraaiisde villes où l’on boit de la bière.
LE LIEUTENANT
Et vous avez raison .
BOUROTTE.
Quand nous étions en ganiison à Agen, du temps de la gueiTe d’Espagne, de ces côtés-là, à la bonne heure ! on vivait alors. Vous aviez des pensions pour rien, et des
UN CAl’fc: MILITAIRE
vins ! parlez-moi de ces vins-là ! Du vin, voyez-vous, je n’exagère pas, qu’on payerait ici six francs, trente centimes là-bas ; tout ce qu’il y avait de meilleur en vin !
UN PAKTICUI.IRK.
Vot’ parole?
UOÜllOl'TE.
Quand je wns l’dis ! J’ai toujours demandé à y retourner.
PENSEY
Ça n’empèclie, major, que quand vous y étiez, vous deviez vous plaindre encore.
EOUP.OTTE.
Jamais.
PENSEY
Vous vous plaindrez toujours, c’est vot’ caractère. Gageons cent sous.
BOIIKOTTE.
Je me plaignais... oui, je me plaignais...
PENSEY
Vous voyez ben !
BOUROTTE.
Parce que les choses auraient pu aller mieux encore.
PI.ANTIN
.\près ça, l’homme n’est jamais conleul.
PENSEY
Moi, je, l'ai toujours été.
PLAN TI N
pas en 1 81 i ?
PENSEY
Parce que l’Empereur y était plus.
PLANTIN
Pas sous les Bourbons?