‹ Les bourgeois de Paris scenes comiquesChapitre 133 sur 175 · K U AT · texte numérisé non relu

K U AT

Capitaine!

LE CAPITAl.NE.

Avez-vous demandé au fourrier ce dont je vous avais chargé?

EILAT.

Oui. capitaine;

LE CAI'ITAI.NE, alluMiaiil sa pipe.

Vous ne savez pas la grande nouvelle?

CŒLINA. ■ '

Le mariage de M. Tabarot?

LE CAPITAINE

Eli bien, oui, mani’selle Bompard.

CtELINA.

La demoiselle où vous demeurez ?

LE CAPITAINE

Précisément.

CIKLI.N A.

Je n’en savais rien... quand ça?

LE CAPITAINE

La semaine qui vient.

CŒLINA.

Et le lieutenant Riché ?

LE CAPITAINE

Premier garçon de noce. Il arrive lanlùl.

CŒLINA.

Qui épouse-t-elle?

UN CAFL MILITAI R K

LE CAl’ITAINE.

Un apolhicaire.

CIKLINA.

Il est bien bon enfant !

LE CAl'lTAISE.

Uichéï

ECELINA.

L’apothicaire.

LE CAl'lïAIiNK.

C’est ce que nous disions ce matin à déjeuner.

, CŒLISA.

Une honnête Mlle, qui n’aurait jamais rien coûté à personne, ne tomberait pas à un parti comme ça ; aussi je dis que celles qui ne s’amusent pas ont bien tort.

LE CAPITAINE

La vie est si courte!

ClELINA.

Vous croyez rire! c’est pourtant connue ça; et M. Guimard est-il aussi invite à la noce‘?

LE CAPITAINE

Pourquoi pas tout l’escadron, pendant que vous y êtes?

CŒLINA.

Du moment qu’ils y sont intéressés.

LE CAPITAINE

Mademoiselle Cœlina, et la charité?

CŒUNA.

- Pourquoi donc que je la serais; avec ça que c’est la mode d’êt’ charitable I Qu’est-ce qu’on n’a pas dit sui’ mon compte?

LE CAPITAINE

Jamais de la vie, ça, je vous le jure.

CŒLINA.

Vous tout le premier. Enfin, qu’est-ce que vous voulez? Le capitaine Chauly n’est pas venu hier ni ce matin.

UN CAFÉ MILITAIRE

LE CAPITAINE

Il n était pas bien hier. Je vais y passer tantôt en allant amer.

CŒLINA.

Vous parlez, capitaine?

LE CAPITAINE

Il est trois heures.

CŒ I.INA.

Vous verra-t-on ce soir ?

LE CAPITAINjE.

Si le spectacle ne finit pas trop tard.

' CŒLIN A.

A revoir, capitaine.

LE CAPITAINE

Sans rancune.

CŒMNA.

Ça, jamais. Vous non plus, pas vrai? '

LE CAPITAINE

Parce que...

CŒLINA.

Oh ! rien, des bêtises... Peut-être parce qu’on vous aura dit que j’avais prétendu que la petite au vieux conimanmandant vous ressemblait.

le CAPITAINE.

Bien le bonjour, (lirait une pirouette et tourne les talons.) CiELINA.

A bientôt, capitaine.

PE N SE ï.

Qui s’en veut venir dîner avec moi? Ne parlez pas tous a la fois. Venez-vous, Plantin? Ktvous, lieutenant?

LE LIEUTENANT

.Merci, capitaine, pas aujourd’hui.

PENSE V

Vous avez peur d’être fusillé?

l’N CAFK MILITAIHK

Ce ii’est pas ça.

l'I.ANTlN.

l'ENSEY.

Iteme! en semaine, à la fortune du )) 0 t.

l.E I.IEUTEN ANT.

Non, vraiment, nous avons invité un ami.

PE N s F. Y.

(}ui donc celui-là ï

PLANTIS.

(jn ancien sous-officier établi près d’ici.

PENSEY

Je sais, celui qrie vous m’avez parlé?

Forest.

PENSE V

Connu. Vous me ramènerez, nous prendrons le café à la maison. Ça* vous va?

PLANTI s.

Adopté ! Ah çà ! vous voiliez donc m’avoir en pension (•liez vou.s ?

P EN SE Y

Si la cuisine vous convient, pourquoi pas? Et vot’ con-

Pl.A NTIN .

' Qui ça? Trapillon?

P R NSE v.

Toujours noceur ?

PI.ANTIN

A perpétuité; encore au 5' cuirassiers

PENSEY

Je croyais qu’il avait demandé à passer en Afrique.

PLANTIN. '

Mon frère, pas mon cousin. ,

l N GAFK MlUTAlRK

PENSE V

(Jù donc est vot’ frère '

PI.ANTIN

Au 2* drapons.

l'EN »EV.

.le ne m’en souvenais pins. C’est vrai, il est bien là ; .à sa place, moi, j’y resterais.

LE LIEUTENANT

Il y reste aussi. Monsieur Pensey, nous allons vous quitter.

PENSEY

Décidément, messieurs, vous ne voulez rien prendre?

PI.ANTIN

Nous allons dîner.

PENSEY

Ça n’empikîhe pas, an contraire. N'est-il pas à Colmar, vot’ frère ?

PI.ANTIN

Depuis deux mois.

PENSEY

Bonne ville, Colmar !

PLANTIN

Demandez à Goriot.

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