‹ Les bourgeois de Paris scenes comiquesChapitre 82 sur 175 · I.A CilLLOlTE · texte numérisé non relu

I.A CilLLOlTE

Qucu (|ui l’ parle, à toi?

LE MANŒL VUE.

L’ garçon à défunt la Besuard. il avion! d’bons biens et sa mère itou, à Flamccourt.

LA GILLOTTE.

Queux biens qui z’ont?

LE ma.nœ;uvre.

Dam! au vu et su d’Iont rmoiulo.

LE PÈRE MICIIAI!.

. Quen qui le l’a dit?

LA GILLOllE.

J’sommes t’y point d’Cagny, tout coiil’ Flauiocouil, qu’mon oncle, il étiont berger dieux eux d’pis ipiarante ans?

LE .MAXϟVRE.

Voyons, tàcbez de vous entendre. Est-y riche? l'est-y [loint ?

LA GILLOTTE,

11 l’étiont point !

LE MAX(Er\ RK.

Il l’ctionl !

Pourquoi, puisqu'il l’étiont, cpi’sa mère, à ton vieux Besuard, a devions vingt-deux soiis à not’ nièce quand a l'est morte, y avait quatre ans? pourquoi cpi’a y a jamais donné ses vingt-deux sous?

LE PÈRE MICIIAU.

Pourquoi qu’a y a pas demandés avant qu’a sut morte?

LA GILLOTTE.

Quand j’devons, j'ons-t’y besoin qu’on m’tanne ? j’savons ben que je devons. C’étiont tous des vaniteux, les

l,KS BONNKS GENS

Besiiiird, et des ricn-tlu-tout ; iiiéfic-l'eii, père Miciiau, c’étiont tous des gueux.

LE !« AN(El' VRE.

Les v’Ià habillés, y n’out pus rein à désirer.

LA OILLOTTE.

IVéseul (ju’tu les connais, travaille point pour eux, v -n’te payeraient point. Tous des profiteux; leux père, s’ciilend leux grand-père, il aviont volé pus d’dix arpents d’tarr et d'Ja One tarre, au seigneur d’Flamccourt, à défunt Tmarquis d’Flaniécourt, l’pèrc des panv’s.

LE MAM(EUVRE

(Ju’défuut vot’lionimc avions ))as moins aidé à abatl’ la grille du chàtiau, dans la première révolution.

LA GILLOTTE,

C’est |X)int vrai.

LE l’èuE >11 G 11 AU.

.Mon défunt grand-père Fa vu qu'abaltiont la grille et l’avenue, quand j’vous dis qu’il l’a vu.

LE MANŒUVRE

Oiioi qu’il a vu, bourru?

LE PÈRE MICIIAU.

Tâchez de vous arranger, l’a t'y vu, l’a t’y point vu?

LA GILLOTTE.

J’ons point besoin d’m’arranger avec c’méchant inorvieux ilà,

LE MANŒUVRE

Dites donc, la Gillottc?

LA GILLOTTE.

Quoi qu’li veux à la (îillotte? quoi qu’a le doit ? C’étions t’y pour y demander si c’est que ton vieux grandpère il étiont ein vieux fllou ?

LE MANŒUVRE

Pourquoi i|ui disiont tous à Cagny, d’où qu’il étioiil, vot’ homme, qu’il étiont point core si délicat?

DE CAMPAGNE

LA GILLOITK.

Des iiiciiteries ! L’ pus lionnète liumiiie du pays, T pauv’ cher ami 1 V’Ià c’ (pi’il élionl réputais.

LE MANŒUVRE

N’étioul’y {>oinl u’uii brin bruco(jnier'f ii’nietlionl’y poiut des collets * ?

' LA GILLOTTE.

Uélunl mon pauvre homme f

LE MANŒUVRE

Avec père tailleur ?

LA GILLOITE.

.lamuis d’sa vie, pauv’cher ami il avioiit braeogué ni mis des collets; ein vieux brigand, ton grand-père, qui t’aviont conté ça, qui voliont, la nuit, des gerbées à défuiu mosieu Moizy, l’farmier des Epinettcs, qu’on a dit qui t’y avait llanquc cin CK)up de fusil dans les reins, défunt mosieu Moizy, à ton vieux grand-père, qu’il en aviont gardé l-'litsix semaines.

LE .MANŒUVRE

Vous z’y diriez point ça, à son garçon ([u’éliont l’inien?

•l’ons tout autant peur d’ion père comme d’ioi.

LE MANŒUVRE

J’viendrous dimanche à la messe ici, à quant li, \cus z’y direz.

LA GILLOITE.

Pour ça oui, fpij’y dirons.

LE MANŒUVRE

Vous z’y direz |x»int!

LA GILLOTTE.

.Vussi vrai comme l’soleil étiont là qui m’éicoute, lu voilas si j’y dis point.

• Des t'onr 1 p giliior.

Ei

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