MONSIEUR PANARD
Je n’en serais pas étonné. Il faudrait cependant faire en sorte, mon bon monsieur Plantin, d'échapper à cette impiisilioii; ce n’est pas en restant vos deux pieds sur les chenets que vous conjurerez l’orage, vous ne le conjurerez certes pas.
MONSIEUR PI.ANTIX.
.Non, je vous jure, monsieur Pamard, vous ne jKiuvez vous faire une idée de la contrariété que me fait éprouver cette maudite affaire, vous ne pouvez vous en faire une idée. J’en perds le boire et le manger.
MONSIEI’R GOUJET.
Il y a bien de quoi.
MONSIEUR PI.ANTIN
Kt, au fond, nous ne sommes p;is coupables; ça, je vous eu donne ma parole.
A DOMICILK
Ifiô
MONSIEUR PAUARD.
Mon Dieu ! vous prêchez là un converti ; je sjiis mieux (jue personne que jamais vous n’auriez été faire, île gaieté (le cœur, tme sottise' semblable aux gens; ce n’est ni votre inh'ution, ni dans vos hiibitiides.
MONSIEIT, l-I.AXTl.N.
Car s’ils voulaient bien se donnei' la peine de l éflécbir...
MOSSIEUI! r.OUJEl.
(Vesl précisément là (pi’est le malheur; on iie rénicbil pas, quand on a de riiunieur.
MtiXSlElR !■ A MA H 11.
ht ils doivent en avoir, et beaucoup. A voire jil.ice, moi, j’irais les trouver.
MONSIKI'li M.VNtIN.
Vous croyez'?’
•MON SI Kl li PAMA 11 II.
J eu suis sur.
MONSIEin (iOEJET.
Il esl de fait qu’il vaut mieux en finir, cl |iour eux et |K)iir vous ; c’esi aussi mon avis.
MONSIEUR P L A s 1 I N .
Celte incertitude me lue, je n’ai plus de (0*iir à ricii, c’est à la lettre.
MO.NSIKUK PAMAlill.
liaison de plus.
MONSIEUR (iOIJKT.
.Surtout loisiquc. comme VOUS, ou ii’a rien à se reproc her.
MONSIEUR PLANTIN
Ilieii absolument.
MONSIEUR PAMAlill.
Je vous trouve changé. '
MONSIEUR GOUJET
Ou le serait à moins.
lOÜ
LES FACHEUX
MONSIEUR PLANTIN
Je ne ferme pus l’œil.
MONSIEUR PAMAHD.
Cela produit un si mauvais effet ! Vingt personnes au moins m’ont demandé : « Mais pourquoi les Hérisson ne sont-ils pas venus? Serait-ce, disaient les uns, parce qu’ils craignent que leur demoiselle ne soit éclipsée par la leur? Bien que vous n’ayez rien à redouter de ce côté-là, voilà néanmoins ce que j’ai ouï dire.
MONSIEUR PLANTIN
Tout cela m’attriste et me décourage au dernier point.
MONSIEUR GOUJET
Ça, je le conçois.
MONSIEUR PAMARII.
Ou bien, disaient d’autres personnes encore, est-ce parce qu’ils sont trop leurs amis, pour prêter les mains à ces folles dépenses, qui ne leur feront pas marier leur fille ni mieux ni pins vite? Ça, je l’ai entendu.
MONSIEUR GOUJET
J’en ai entendu bien d’autres!... Messieurs, comme on dit : Il n’est bonne société qui ne se quitte ; je vais avoir le chagrin de vous quitter.
Mes hommages à ces dames, si vous voulez bien.
MONSIEUR PAMARD.
Ne m’oubliez pas auprès d’elles.
MONSIEUR GOUJET
Les miens à la vôtre, je vous en conjuré.
MONSIEUR PAMARD.
Vous ne venez plus nous voir, monsieur Goujel ?
MONSIEUR GOUJET
Nous comptons nous dédommager cel été.
MONSIEUR PAMARD.
Je vous le rappellerai.
A DOMICILE
MOSSIEl.’lt G 01' J El.
.Monsicm’ IMantin, ne vous dérangez jias. Ijaissoz-inoi vous fermer la porte au nez, je'^-ous en prie.
NossiEun ri.ANTia.
Puisipie vous le voulez absolument.