‹ Les Bourses du Travail et la Confédération Générale du TravailChapitre 15 sur 111 · RS MEET · texte numérisé non relu

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Si nous comparons les chiffres du tableau précédent, c'est-à-dire au 1 janvier 1908, à ceux du 1° janvier 1907, nous trouvons :

Nombre Nombre Non:bre des

Reese des Bourses |des Syndicats] aahérents

DR 1907 130 2.598 | 456.627 PAUL * À 1908 142 2.667 434.387 en plus 42 69 »

Différence

en moins » » 22.240

Après avoir vu comment furent créées les Bourses du travail, nous devons faire l'historique de la Bourse du travail de Paris, car elle est la plus considérable de toutes.

Le 3 février 1887, sous la présidence de M. Mesureur, président du Conseil municipal de Paris, on inaugure la première Bourse du travail, qui n’était qu’une annexe de la grande Bourse principale.

Dans son discours d’inauguration, M. Mesureur, annonce aux organisations ouvrières que cette Bourse centrale sera en grand ce qu'est l’annexe qu'on leur remet alors, et il ajoute : « La Bourse mettra à la disposition de tous, sous une forme simple et pratique, les offres et les demandes de travail et les documents relatifs à la statistique du travail; elle donnera à cette statistique une publicité large, impartiale et régulière, en un mot, elle contiendra tous les organes nécessaires à son but; si pour le bon fonctionnement de tous les services, des employés lui sont nécessaires, la ville les lui donnera, sans qu’il puisse jamais résulter de leur présence une direction ou une tutelle administrative » (1).

(1) De Seilhac. Syndicats ouvriers. Fédérations. Bourses du travail, p. 228.

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Le Conseil municipal avait voté le‘principe de la Bourse du travail, et avait chargé sa commission du travail d’élas borer ‘un projet d'organisation administrative. M. Cham poudry, rapporteur de cetté commission chercha à conci« lier ‘les’ intérêts des ouvriers et‘les droits de contrôle Fe Conseil municipal (4). °° : DHOTEN RES Dar

‘La Bourse dévait être administrée par un comité général composé d’un délégué par syndicat ouvrier où groupé corporatif adhérent. Ce comité général nommait une com-

« mission exécutive de vingt-et-un membres, éhargée de

veiller à l'exécution du règlement et au fonctionnement. du bureau. 11 disposait des salles de réunions ; un secrétaire recevait les demandes et les inscrivait sur uñ registre: :;:4

- La commission ‘exécutive’ devait élire, dans son ‘sein; un bureau composé de ‘deux secrétaires, un trésorier, un archiviste: Elle se subdivisait en cinq sous-commissions :,,,

‘4° sous-commission administrative ;

2° sous commission des finances ;

“3° sous-commission de la propagande ;

4° sous-commission des statistiques ;

5° sous-commission de la rédaction du journal.

Le Conseil municipal, représenté par sa commission, du travail, contrôlait tout le fonctionnement de la Bourse ,:et,

en particulier, la nomination dela commission exécutive,

la tenue. des registres, de statistiques, de. demandes et

d'offres de travail, et l'emploi des crédits alloués. Le rôle

de l'administration préfectorale était complètement neutre: La subvention, votée annuellement par le Conseil muni-,

cipal, était de 20,000 francs ; elle était versée mensuelle,

ment au trésorier.

(1) Boivin. Les Bourses du travail en Franre, p. 101 à 127,

Franck. ” D

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