‹ Les Bourses du Travail et la Confédération Générale du TravailChapitre 26 sur 111 · DRE ER · texte numérisé non relu

DRE ER

médiaire des syndicats des localités voisines. La Bourse de Nîmes est dans ce cas, et elle dispense ses correspondants ouvriers d’affranchir leurs lettres.

Le placemert de Bourse à Bourse (1) se pratique aussi, et parfois il s'effectue à des distances considérables.

Les Bourses de Nantes, d'Angers et de Tours s’entraident pour placer leurs adhérents. De même le placement s'effectue de Paris à Tours et réciproquement.

Les Bourses du travail se heurtent à l'indifférence de beaucoup d'ouvriers, et à l’hostilité, ou, tout au moins, à la méfiance des employeurs dont beaucoup ne tiennent pas à embaucher des syndiqués et surtout des militants du syndicalisme. l

Les Bourses du travail, créées spécialement pour le placement devraient considérer ve service comme le plus important de ceux qui fonctionnent chez elles, mais les syndicalistes révolutionnaires apportent plus de soins à la propagande syndicale qu’au placement, et celui-ci n’est considéré par eux que comme un moyen de recrutement et de propagande. Malgré cela les Bourses * s’efforcèrent d'augmenter le champ d'action du placement par l’institution de deux nouveaux services : celui du viaticum et celui de l’Office national ouvrier de statistique et de placement.

2° Le Viaticum. — Le viaticum est un secours que les organisations syndicales donnent aux ouvriers à la recherche de travail, pour leur permettre de séjourner dans une localité le temps nécessaire pour visiter les ateliers, et, s'ils n’ont pu se faire embaucher, de gagner une localité voisine, où ils chercheront à s’employer.

(1) Pelloulier. Histoire des Bourses du travail, p. 89.

Page 1