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subvention. Celui-ci ayant « reçu une protestation des entrepreneurs contre les ouvriers » envoyés au Hâvre, «c'était, selon M. Lévy, attaquer directement l'Office chargé d’envoyer des ouvriers de la Bourse de Paris », aussi, ajoutaitil « nous ne voulons rien entendre » (1).
Le congrès décida que les feuilles de l’Office resteraient secrètes et ne seraient mises à la disposition des ouvriers, qui demanderaient à les consulter, que dans le bureau du secrétaire de la Bourse ; et que jamais on ne devrait satisfaire à aucune demande faite directement par les patrons avant d'en avoir référé aux Bourses ou aux syndicats locaux intéressés.
Dès sa première année d'existence cet Office ne répondit pas aux espoirs qu’il avait fait naître. Le secrétaire de la Fédération des Bourses, M. Yvetot, s’en plaint amèrement au congrès de Nice en 1901.
Il avait espéré obtenir pour 1901 la même RU qu’en 1900. En réalité l'Office ne toucha que 1000 francs et le remboursement des dépenses engagées en escomptant la subvention.
Le nombre des fonctionnaires de l'Office fut réduit, faute de ressources : il ne reste plus que le secrétaire et le trésorier..
Le comité fit son possible pour obtenir une subvention sur le budget de 1902, car il aurait grand tort de se « faire scrupule de demander l’argent » qui lui est nécessaire, si pour l'obtenir il n’est imposé « aucun contrôle blessant, » Par contrôle blessant le secrétaire de la Fédération entend, naturellement, l'obligation de prouver que la subvention a bien servi à l'Office et n’a pas été détournée dans un autre but.
(1) Congrès des Bourses du travail, Paris 1900, p. 69.
Le total des placements effectués par l'Office ouvrier de statistique et de placement du 4 août au 4 décembre 1900 est de 2.035. ra
Le Parlement vota pour 1902 une subvention de 10.000 francs pour l'Office.
La dernière feuille envoyée au compte de l'Office datait du 7 juin 1901, depuis cette époque le service fut fait par la Fédération des Bourses.
Le 27 mai 1902, l'Office, réorganisé grâce à la subvention, envoie sa première feuille, mais les Bourses semblent s’en désintéresser; elles n’envoient que peu de renseignements. Afin de vaincre leur inertie, le comité fédéral envoya certains de ses membres en tournée de propagande, pour faire connaître le but et les avantages de l'Office. (1)
Du 27 mai 1902 au 1° juin 1904, les dépenses de l'Office s'élevèrent à la somme de 16.771 fr. 05. (2)
Le viaticurm n'ayant pas été établi, le Sénat, en 1903, réduisit à 7.000 francs la subvention annuelle accordée à l'Office. |
En 1906 l'Office n’avait abouti à aucun résultat, il fut violemment attaqué par la Bourse du travail de Reims, qui n’admet pas quel’on demandeunesubvention de 10.000 francs pour un Office de placement qui ne place et ne peut placer personne (3). Si le gouvernement subventionne le placement, c’est aux Bourses directement que doit aller l'argent; si c’est la Fédération des Bourses qui est subventionnée, les Bourses doivent être consultées sur l'emploi de cette subvention. M. Lévy (4), trésorier-comptable, répond que
(4) Congrès des Bourses du travail, Bourges, p. 242.
(2) Congrès des Bourses du travail, Bourges, p. 256.
(3) Congrès de ta Conf. gén. du trav., Amiens 1906, p. 113. (4) Congrès de la Conf. gén. du trav, Amiens 1906, p. 114.
ce n’est pas de sa faute si le mécanisme du placement fonctionne d’une façon défectueuse ; quand aux fonds destinés à cette œuvre peu lui importe leur provenance.
A la fin de 1904 il n’y avait plus d'argent pour continuer le service ; au commencement de 1905, une dette de 300 francs était contractée pour l'impression de la feuille hebdomadaire; le budget du commerce, auquel se rattache la subvention de l'Office, n'était pas encore voté au Sénat, et au cas où la subvention eut été votée on ne pouvait espérer la toucher avant le mois de juillet ; la publication de la feuille fut suspendue à la fin de 1905, à cause du manque d'argent.
La subvention fut votée en avril 1903, mais le comité fédéral des Bourses ne voulut pas admettre la suppression - du chapitre spécial affecté habituellement dans le budget du Ministère du Commerce à l'Office national ouvrier de statistique et de placement ; il vota une résolution en vertu de laquelle il n’accepterait la subvention que si elle n'était pas comprise dans la somme globale d’un chapitre attribué à une destination autre que l'Office.
C’est à grand peine qu’au début de 1906 l'Office put obtenir de quoi payer ses dettes. à
Telle est l’histoire de cet Office national ouvrier de statistique et de placement, sur lequel Pelloutier fondait de si belles espérances. Son échec est lamentable.
Cet Office a été fort bien défini par le secrétaire de la Bourse du travail de Reims : c’est un Office de placement qui ne place et ne peut placer personne.
Les raisons viennent du manque d’aptitudes des fonctionnaires syndicaux, persuadés qu'il suffit d’avoir de la . bonne volonté, ou simplement d’être secrétaire d’une organisation ouvrière pour se découvrir, du jour au lendemain,
un grand talent de stalisticien et d'administrateur ; de la
paresse chez beaucoup de ces secrétaires, qui ne se donnent pas la peine de remplir les feuilles hebdomadaires et de les expédier à l'Office ; du manque de temps; des renscigne-
. ments incerlains ou inexacts ; de l'indifférence des ouvriers
eux-mêmes, qui ne voient pas dans les renseignements fournis par les feuilles de l'Office un remède eflicace au chômage ; et enfin du manque d'argent.
Les pouvoirs publics seraient tout disposés à accorder des subventions à cette œuvre, etils l'ont prouvé, mais il faudrait pour cela que l'Office se décida à donner la justification de leur emploi. Au lieu d'utiliser les 10.000 francs de la subvention annuelle à supprimer dans une large mesure le chômage, l’Office s’en servit en réalité pour faire de la propagande syndicale; ilne plaçait pas indistinctement syndiqués et non-syndiqués ; il faisait systématiquement le vide autour des champs de grève; les chômeurs parisiens qu'il envoyait en province, après la clôture des travaux de Exposition de 1900, étaient de si mauvais ouvriers que les industriels du Hâvre se plaignirent au Ministère des Travaux Publics de ieur recrutement, défectueux et ruineux pour leurs industries.
Ce sont là les seuls résultats qu’ait aiteint l'Office national ouvrier de statistique et de placement, on doit reconnaître qu'ils ne justifiaient pas une aide de 10.000 francs par an.
Des trois services organisés par les Bourses du travail pour enrayer le chômage aucun n'a donné de résultats satisfaisants : le nombre des ouvriers placés par les Bourses est infime ; le service du viaticum n’a jamais pu être organisé : et enfin l'Office national ouvrier de statistique et de placement s'est montré absolument incapable de remplir
le but que les sacrifices consentis permettaient d'espérer.
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4° Les secours de chômage. — 11 y a une quarantaine d'années les secours de chômage étaient très en vogue dans les milieux ouvriers, puis ils tombèrent pendant un certain temps en discrédit, par suite des charges qu'ils imposaient aux syndicats (1).
Les Bourses du travail cherchèrent à les réorganiser, mais en en changeant le principe. Au lieu de considérer ce secours comme une aumône faite à un camarade dans le besoin, les Rourses le regardent comme le paiement d'une dette de solidarité contractée par les syndiqués les uns envers les autres, et s@tout comme une garantie contre la tentation qu’aurait le chômeur de travailler pour un salaire inférieur.
Les caisses de secours de chômage instituées par les Bourses sont alimentées, soit par des subventions spéciales accordées par les municipalités, soit par des prélèvement pris sur la subvention générale, soit enfin par des cotisations et le produit des collectes opérées dans les réunions corporatives. x
Rares sont les municipalités qui donnent des subventions pour alimenter les caisses de chômage, elles préfèrent réserver ces sommes à leurs bureaux de bienfaisance.
En 1896 la Bourse du travail d'Angers recevait une subvention de 2.000 francs spécialement destinée à l'allocation de secours aux ouvriers sans travail. Elle distribua 152 bons de 5, 10, 15 et 20 francs. Depuis, la municipalité lui supprima cette subvention.
La Bourse du travail dé Brest créa en 1896 une société de secours qui comprenait, en septembre 1898, 300 membres qui avaient versés 1.190 fr. 25 de secours; les recettes
(D) Pelloutier. Histoire des Bourses du travail, p. 89 et 90.
OR
s'étaient élevées à la même époque à 1.231 fr. 50, les dons, subventions et cotisations avaient produit 19.443 fr. 90; sur celte somme 1.881 fr. 70 furent déposés à la caisse d'épargne. Cette société admet des membres honoraires, qui n'ont aucun droit d’ingérence dans le fonctionnement et l'administration du’service, et les syndiqués seuls ont droit aux avantages de la société. d
Pelloutier estime que les villes auraient intérêt à utiliser l'intermédiaire des Bourses pour administrer les secours de chômage, et M. Sorel (1) voudrait que les municipalités chargeassent des commissions d'anciens ouvriers d'employer ces fonds à faire exécuter par les chômeurs des travaux d’embellissement.
Le congrès des Bourses du travail, tenu à Toulouse en 1897 (2), adopte, sans même le discuter, un projet présenté par la Bourse de Rennes intitulé « Ligue des états de misère contre la bourgeoisie financière, ou Œuvre des sanstravail ».
Cette ligue est constituée entre tous les ouvriers syndiqués adhérents aux Bourses du travail ; tous les trois mois chaque syndicat devra fournir au bureau de placement adjoint à sa Bourse les détails circonstanciés du chômage de son industrie, avec la liste complète des ouvriers sans travail de la région ; le bureau de placement de la Bourse convoquera alors tous les chômeurs, il leur donnera de « bonnes espérances » et les engagera à se syndiquer s’ils ne le sont pas. Le bureau de placement fera tous ses efforts pour procurer de l'ouvrage aux « sans-travail ». Pour cela, ,
(1) Pelloutier. Æistoire des Bourses du travail. Préface de Sorel, p. 29. 6 (2) Congrès des Bourses du travail, Toulouse 1897, p. 74
el 75.
il enverra des délégations successives auprès des pouvoirs publics pour les inciter à ouvrir des chantiers communaux ; il se mettra en rapport avec les bureaux de placement des autres Bourses, et en communication avec toutes les sociétés, organisations, administrations diverses, grands ateliers, qu'il croira susceptibles de donner une suite favorable : à ses demandes. nero
Aux époques de chômage général les Bourses organiseront des réunions publiques où seront invités tous les chômeurs de la région, et à l'issue desquelles des manifestations auront lieu, dans la rue, contre les pouvoirs publics.
Aucune cotisation, aucun versement, aucune discipline ne seront imposés aux ligueurs. A la fin de l’année toutes les Bourses enverront un rapport à la Fédération, sur le mouvement de l’œuvre.
Ce programme touchait à la fois au placement, à la propagande proprement dite, et à l’action directe, par la pression exercée sur les pouvoirs publics au moyen de manifestations, plus ou moins tumultueuses et hostiles qui étaient décidées pour les époques de chômage général.
Cette proposition, quoiqu'adoptée, resta par la suite lettre morte, comme presque toutes les décisions prises par les congrès ouvriers.
L'œuvre pour les secours de chômage, entreprise par Les Bourses du travail, est donc sans importance, ici encore nous retrouvons cette incapacité administrative, qu’on est obligé de relever après chaque étude d’un service administratif de ces organisations.
5° Caisses diverses. — Pour terminer l’œuvre de la mutualité, il nous reste à mentionner diverses caisses de secours instituées par les Bourses du travail.
Ce qui distingue ces services des Bourses de ceux des
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sociétés de secours mutuels proprement dites, c’est, d’une part, la suppression de toutes conditions d’âge et de santé, ces services étant considérés non comme des moyens d'auto-protection contre les accidents de la vie, mais des moyens de résistance contre les « dépressions économiques », résultats des longues journées de travail et des salaires peu élevés; c’est, d’autre part, leur limitation aux seuls syndiqués, le principe de la division des classes, admis et pratiqué aujourd’hui par la fraction « organisée » du prolétariat, dicte cette condition (1).
Pelloutier était persuadé que la mutualité ainsi comprise serait bien accueillie par les ouvriers syndiqués, parce que les syndicats conçoivent la nécessité de faconner eux-mêmes les services de tout ordre dont a besoin l’homme réduit à vivre de salaires de plus en plus réduits. Nous retrouvons ici l'affirmation, émise constamment par les syndicalistes, d’une diminution régulière du taux des salaires, erreur intentionnelle, car il a été démontré souvent, avec chiffres à l'appui, que les salaires suivent, au contraire, une progression ascendante non interrompue.
Une grande partie des syndiqués est encore hostile à la mutualité. [ls craignent que les ouvriers entrant dans les syndicats, attirés par. les caisses de secours, restent « inertes » lorsqu'il s'agira de lutter contre les patrons et qu'ainsi les syndicats seront « paralysés par les éléments purement mutualistes. » (2)
Malgré ces opinions certaines Bourses tentèrent de créer quelques caisses de secours en cas d'accident ou de maladie.
(1) Pelloutier. Histoire des Bourses du travail, p. 110 et 111.
(2) Voix du Peuple : 31 mai, 7 juin 1908. P. Hervier. « La mutualité dans les syndicats »,
La plus importante de toutes est la « caïsse de solidarité » fondée par un certain nombre de syndicats aîliliés à l’Union des syndicats du département de la Seine. (1)
Cette caisse de solidarité n’impose à ses membres aucune condition d'âge ni de santé et n’accepte pas de membres honoraires. La cotisation est plus élevée que celle des sociétés de secours mutuels, parcequ’elle n'impose d'autre condition à ses membres que celle d’être syndiqués. Les forts donnent ainsi aux faibles l'assistance qu'ils recevront eux-mêmes quand l’âge ou la maladie les aura épuisés à leur tour. |
Cette caisse délivre des secours de maladie; des secours trimestriels aux soldats; des secours aux réservistes et aux territoriaux appelés pour accomplir une période d'exercices ; aux compagnes des sociétaires décédés; aux femmes en couche; des prêts gratuits, sur simple caution du syndicat dent l’emprunteur fait partie.
Pour adhérer à cette caisse, il faut être affilié à un syndicat du département de la Seine, et payer régulièrement ses cotisations. La cotisation est fixée à 1 fr. 50 par mois, et se décompose en 1 franc pour la caisse de secours, 25 centimes pour la caisse de prêt, 25 centimes pour l’appel sous les drapeaux. :
L'indemnité de maladie n’est pas accordée pour une indisposition de 6 jours, mais passé ce délai elle partira du premier jour de la maladie; l’incapacité totale de travail donne seule droit à cette indemnité qui est de 2 francs par jour.
La femme en couches (femme légitime, ou fille mère) a droit pendant 30 jours à 1 fr. 50 par jour, en plus de l’indemnité de maladie.
(1) Pelloutier. Æistoire des Bourses du travail, p. 109 et 110.
Au décès d'un sociétaire, la caisse alloue une somme de 30 francs à sa veuve ou à sa compagne, et, à leur défaut, à ses héritiers.
Les soldats reçoivent, pendant la durée de leur service, 5 francs par trimestre; les réservistes et les territoriaux ont droit, pendant leurs périodes, à une indemnité journalière dedf50.
Le sociétaire qui, par une circonstance indépendante de sa volonté, se trouve dans le besoin, peut adresser une demande écrite et justificative de prêt à la commission, qui, après examen, a toute liberté pour accepter ou rejeter cette demande. Le trésorier, après autorisation, remet contre reçu le montant du prêt au sociétaire. Ce prêt ne peut, en aucun cas, excéder 30 francs. Le sociétaire ayant droit aux secours que nous avons indiqués avant le remboursement intégral du prêt, subira sur ces indemnités une retenue égale au montant de la somme qui lui reste à rembourser. Si,deux mois après avoir touché le prêt, le sociétaire ne l’a pas remboursé en partie, il est tenu de faire connaître à la commission les raisons qui l'en ont empêché, sous peine d’être radié des contrôles et de se voir poursuivi par la société pour le remboursement intégral de sa dette.
Tout sociétaire qui cesse d’être syndiqué est radié de droit; celui qui est en retard, sans motif valable, pour ses cotisations n’a pas droit aux avantages de la société.
Le fonds social se compose des cotisations mensuelles, des intérêts des fonds placés, des dons, des produits des fêtes et des tombolas.
Certaines Bourses possèdent des caisses de grêve, dont la création fut décidée par le congrès des Bourses tenu à Toulouse en 1893.
Après quelques essais qui réussirent bien, elles décidèrent
de se procurer le matériel nécessaire pour les « soupes communistes » qui fonctionnent pendant les grèves. La conférence des Bourses de Marseille en 1908, les a invitées à installer dans leur région ce matériel. (1)
La Fédération de la Nièvre a acheté ainsi 12 marmites, coùtant ensemble 90 francs, ce qui lui permit de nourrir 4.000 grévistes à raison de 40 centimes par tête et par Jour.
Ces soupes communistes fonctionnent pendant les grèves, sous la direction des Bourses du travail. Les cuisines sont installées presque toujours dans une cour où sur un terrain appartenant à la Bourse. Elles fonctionnent à peu près partout de la mème facon. :
En 1906, lors de la grève de Fougères, voici comment elles fonctionnaient. (1) |
Les cuisines étaient installées dans la cour de la Bourse du travail, sous un hangar provisoire, Trente marmites environ, d’une contenance d’une centaine de litres servaient à la cuisine. Des équipes de grévistes allaient chercher dans la forêt le bois qui servait de comestible. Une commission d'achats présidait à l'approvisionnement en légumes, viande et pain. Des escouades de grévistes étaient chargées de la cuisine, de faire cuire les aliments et de présider à leur distribution. Une commission de contrèke veillait à tout.
A l'heure de la distribution, les grévistes, placés les uns derrière les autres, défilaient devant les marmites et se faisaient servir. Deux syndiqués faisaient la distribution : lun donnait la soupe, l’autre le pain, coupé. en tranches, pour la tremper. Une fois servis, les grévistes continuaient leur chemin, et passaient devant un autre groupe qui leur donnait, de la même manière que précédemment, la viande et le
pain. Complètement servis ils faisaient, toujours dans le
(1) Congrès de la Conf. gén. du trav., Marseille 1908, p. 921.