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des intérêts ouvriers. Mais le gouvernement des anarchistes dans la Confédération a donné à celle-ci un caractère tout autre que celui de neutralité, susceptible de rallier autour d’elle toutes les forces ouvrières. l
M. Coupat se plaint qu'on veuille obliger tous les syndi- <ats à adhérer à la méthode libertaire, qui est celle des dirigeants de la Confédération. Dans les bureaux de la Voix du Peuple on voit une affiche représentant « le Père Peinard montrant son derrière au corps électoral ». Dans l’organe officiel de la Confédération, il n'est question que de « cabotins du Palais-Bourbon ». Par ces procédés « on rendra l'organisme confédéral impossible pour les militants syndicalistes qui ont confiance dans le bulletin de vote ».
M. Renard, dans son discours, avait déjà remarqué que la Confédération générale du travail faisait de la politique.
Faire de l’antimilitarisme et de l’antipatriotisme, prècher l'abstention, c’est faire de la politique. Voter la grève générale expropriatrice, c’est aussi faire de la politique et froisser
les convictions des radicaux ; l’antipatriotisme froisse celles
des patriotes.
Le congrès rejeta la proposition Renard, maintenant l'interdiction de faire de la politique inscrite dans les statuts.
Malgré cela tous les actes de la Confédération générale du travail sont entachés de politique, et aucun n’est véritablement et uniquement corporatif.
M. Niel estime que le syndicalisme en France va à sa perte (1) ; les anarchistes qui le conduisent en font ce qu'ils veulent, et l’anarchisme est de la politique : la prédominence de la politique « hervéo-anarchiste » dénature com-
(4) L'Humanité du 29 octobre: 1908, « La course à la mort », par M. Niel.
“plétement l'organisation syndicale et la détourne de som objet. Pour M. Niel la Confédération générale du travail m'est plus qu’un groupement politique. « Le triomphe des. hervéo-anarchistes déplace complètement l'axe du syndicalisme, et le plante maintenant sur la terre politique ». IE estime que les dirigeants de la Confédération n’ont de syndicalistes que le nom, .… Il ne peut faire de doute pour personne que la Confédération générale du travail, malgré ses statuts, et le mépris qu’elle affiche pour la politique, ne constitue elle-même ‘qu'un parti politique. Cette défiance et cette haine ne. sont autre chose que le résultat de la crainte qu’éprouvent les anarchistes de se voir supplantés par des adversaires plus forts qu'eux, et auxquels on ne peut faire une concurrence victorieuse qu’en, renchérissant sur leurs promesses par des promesses plus irréalisables encore. | Le Parti socialiste et la Confédération générale du travail sont deux clans politiques qui cherchent mutuellement à s’absorber : c’est ce qui explique l’ardeur des socialistes à. rechercher le suffrage des syndicats, et, d'autre part, la défiance des dirigeants de la Confédération pour des gens bien résolus, une fois dans la place, à les jeter à la porte. , C'est en partie à cette action politique que le syndicalisme: doit le malaise dont il souffre actuellement, et longtemps avant qu’il ne se prononce nettement, certains syndicalistes l'avaient prévu. C’est ainsi qu’au congrès des Bourses du travail, tenu à Toulouse en 1897, la Bourse du travail du . Mans regrettait déjà que l'élément anarchiste cherchât à. -s’infiltrer de plus en plus dans toutes les organisations ouvrières, et que les places prépondérantes fussent accordées à ses partisans, et elle disait que le jour où cet élément serait la majorité il surgirait « une perturbation désastreuse pour
le bon fonctionnement des organisations prolétariennes
la Confédération, se renfermassent dans le mandat qui leur’ était confié, en faisant des conférences économiques et en s’abstenant « de satisfaire leur aspiration d'étude politique plus ou moins déterminée, dont ils défendent le drapeau.
cause des dissentiments et des désunions ».
syndicales (1) »; elle voulait que les délégués propagandistes du comité fédéral des Bourses, et aussi de celui de
Les syndicais du Mans furent bons prophètes ; ce qu'ils
craignent est arrivé, parce qu'on n’a pas voulu, dès cette
né tenir compte de leurs avertissements.
° La commission du contrôle. — L'article 19 des
statuts de la Confédération générale du travail établit une
«commission de contrôle » formée de 12 membres, pris à raison de 6 dans chacune des deux sections. Cette commis-
sion nomme son secrétaire qui est chargé de la convoquer
et de et de rédiger les procès verbaux des séances. Elle
se réunit au moins une fois par mois.
Elle est chargée de veiller à la bonne gestion financière des services de la Confédération. Elle procède une fois par an, au mois de juin, à la vérification des comptes financiers ; elle contrôle les recettes et les dépenses de la section de la
Fédération des Bourses, de la section des fédérations d’in-
dustrie métier, des commissions des grèves, de la grève
générale et du journal.
Après chaque vérification, elle fait un rapport qu'elle soumet au comité confédéral et qui est publié dans la
Voix du Peuple. ?
De son rapport au congrès de Marseille il ressort qu’elle
n'a que très imparfaitement fonctionnée depuis sa créa-
(1) Congrès des Bourses du travail, Toulouse 1897, p. 83.
tion (1). Ses membres n’ont pas rempli le mandät qui leur était conféré ; le nombre des contrôleurs présents aux séances était trop insuffisant, et la complication de la comptabilité n’était pas faite pour faciliter sa tâche.
6° La commussion des grèves et de la grève générale. — Afin d'activer la propagande en faveur de la grève générale et d'aider à l’organisation des grèves, la Confédération générale du travail a institué une commission spéciale qui est composée de 12 membres, pris à raison de 6 dans-chacune des deux sections. Elle nomme elle même son secrétaire, qui la convoque et rédige ses procès verbaux (2).
. D'une façon générale cette commission doit étudier le mouvement des grèves dans (ous les pays. Elle lance des appels à la solidarité et recueille les souscriptions qu’elle repartit ensuite entre les intéressés. Elle est chargée de faire la plus grande propagande possible en faveur de la grève générale, et, à cet effet, elle crée partout des souscomités de la grève générale.
Cette commission ne se réunit pas à date fixe, son secrétaire la convoque lorsqu'il en est besoin.
Chaque fois qu'il lui est possible de le faire, elle envoie aux organisations en grève des déléguées chargés de soutenir leur action.
Son budget se compose d’un prélèvement de 50 0/0 sur les cotisations perçues par les sous-comités de la grève générale, et de 5 0/0 sur les cotisations de chacune des deux sections de la Confédération.
Au congrès CORNE de Nantes, en 1894, un comité
- (1) Congrès de la Conf. gén. du trav., Marseille 1908, p. 69 et 70.
(2) Article 15 des statuts de la Confédération générale du travail.
Rp De
d'organisation de la grève générale fut institué : il se composait de 11 membres ; les organisations de province s’en désintéressèrent (1). Le congrès de Tours, en 1896, (2) désigne une commission qui aura comme budget les sommes provenant d’un prélèvement de 5 0/0 sur les sous- . criptions que les syndicats la chargeront de faire parvenir aux grévistes. Cette commission est chargée de faire une propagande active en faveur de la grève générale.
De 1896 à 1897 fort peu d’organisations se sont conformées à la décision de Tours exigeant l'envoi des secours de grèves par l'intermédiaire de la Confédération, afin qu’elle puisse prélever les 5 0/0 destinés à la propagande de la commission des grèves et de la grève générale. Certaines organisations comme le Livre protestèrent contre cette retenue qui prive les grévisies d’une part des sommes qui leur sont destinées. Il est décidé par le congrès de Toulouse en 1897, que dorénavant cette retenue sera faite par les organisations elles-mêmes, et qu’elles en feront parvenir le montant à la commission. On proposa d'imposer cette retenue de 5 0/0 aux journaux socialistes sur les souscriptions qu'il recevront et que, au cas où ils refuseraient de s’y soumettre, les organisations syndicales ne leur confieraient plus leurs souscriptions ; mais ce ne fut là qu’une proposition non suivie d'effet.
Pendant l’année 1896-1897, (3) les recettes du comité de la grève générale furent de 547 fr. 90 et ses dépenses de 4AT fr. 70.
(D) Congrès de la Cony. gén. du trav., Limoges 1895.
(2) Congrès de la Conf. gén. du trav., Tours 1896, p. 76 à 87.
(3) Congrès de la Conf. gén. du trav., Toulouse 1897, p. 109 et 110. |
En vertu de la décision prise à Tours en 1896 le comité central de la grève générale invita toutes les Bourses du travail à constituer des sous-comités de la grève générale. Cette invitation ne réunit que peu d’adhésions.
Le congrès de Toulouse nomma un comité de la grève générale prise en dehors de la Confédération générale du travail, mais placé sous le contrôle de son secrétariat ; les fonds devaient lui être fournis par les 5 0/0 de retenue. Peu d'organisations s’inclinèrent devant cette décision, Le comité nommé par le congrès s’empressa de se mettre d'accord avec le comité de la grève générale du Parti allemaniste, ceci déplut au congrès de Rennes qui décida de ne plus nommer directement les membres composant ce comité, mais seulement les organisations syndicales qui seront chargées ensuite de nommer ces membres ; elles pourront ainsi les surveiller et au besoin les révoquer. Pendant l’année 1897-1898 (1), le comité reçut 1.086 fr. 55 et dépensa 822 fr. 05.
Le budget du comité du 1* octobre 1898 au 10 août 1900 (2) est le suivant : |
Les recéltes ONE étÉ de en RL ee 0 DAT EDS Les dépenses ont élé de . :... . . 3.850 fr. 45
Du 1er septembre 1900 au 1°" septembre 1901 (3).
Ees-recettés furent de... "71:e093123#r-70 Les dépenses s'élevèrent i Al er 2 100122
De 1900 à 1901 les sous-comités de la grève g ee ont un peu mieux fonctionné qu'auparavant.
(1) Congrès de le Conf. ge du trav., DourRes 1898, p. 329 . à 353.
(2) Congrès de la Conf. gén: du trav., Parts 1900, p. 200 à 203.
(3) Congrès de la Conf. gén. du trav., Paris 1901, p. 156 à 180.
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Le congrès de Lyon en 1901 nomma un comité de propagande de la grève générale qui envoya à tous les syndicats:
une circulaire les engageant à créer des sous-comités dans
toutes les Bourses du travail, et dans les fédérations et syndicats, là où il n’y avait pas de Bourse,
Afin de leur permettre d’avoir une action utile, Le congrès, décida que les syndicats n’ayant pas plus de 100 membres. paieraient une cotisation de 25 centimes par mois ; ceux au dessus de 100 membres paieront 25 centimes par 100 membres et par mois.
Les sous- comités furent chargés de prélever les cotisations des syndicats de leur région; ils devaient garder pour leur budget personnel 50 0/0 des cotisations reçues, et envoyer le surplus au comité.
Celui-ci devait publier des brochures de propagande qui seraient distribuées gratuitement ; il organiserait des tournées de conférences, et, Lorsque ses ressources Le lui permettraient, il enverrait des délégués dans les grèves. RE
Les sous-comités furent chargés de distribuer gratuitement les brochures envoyées par le comité central, ils durent organiser, avec son concours, des conférences pour propager l’idée de la grève générale jusque dans les hameaux, les plus reculés. Tous les trois mois ils devaient envoyer au comité central un rapport sur le mouvement ouvrier de leur région. F
Le comité central organisa une tournée de conférences ; il prit une part active à la préparation de la grève générale des mineurs qui n’eut pas lieu ; il profita des grèves générales, qui éclatèrent en Catalogne, en Belgique et en Suède, 1901 et 1902, pour faire de la propagande.
Mais, comme toujours, si dans les congrès les organisations votent des principes et de nouvelles cotisations, cela
reste purement platonique. C’est ainsi que, pendant cette période, les recettes du comité central ne s'élevèrent qu’à 1.732 fr. 88 (y compris le reliquat de 1900 à 1901 qui était de 357 fr. 48); ses dépenses furent de 1.535 fr. 20 (4).
Conformément aux décisions prises par le congrès de Montpellier, il fut créé en 1903 une commission des grèves et de la grève générale. Celle-ci n'agit qu'avec beaucoup de prudence auprès des organisations car les nouveaux statuts augmentaient sensiblement leurs obligations financières.
Cette commission se composait de 6 membres pris dans la section des fédérations et de 6 membres pris dans la section des Bourses.
Son premier soin fut l'envoi de circulaires aux Bourses du travail, pour leur rappeler l'obligation qu’elles avaient de constituer des sous-comités; après plusieurs appels, une quinzaine de sous-comités seulement furent constitués. La commission estime que s’ils avaient été plus nombreux et tous aussi actifs que ceux qui fonctionnèrent, la grève générale serait possible, « ce qui le prouve c'est que, dans les centres où il existe un sous-comité, les grèves ont une tendance rapide à la généralisation et à l’action révolution naire » (2).
8 seulement des sous-comités payèrent les cotisations. Du 1° janvier 1903 au 31 mai 1904 les recettes furent de 14.947 fr. 20 (dans lesquels figurent 12.971 fr. 95 pour souscriplions aux grèves) ; les dépenses s’élevèrent à 14.674 fr. (dont 12.434 fr. 05 pour versements aux
(4) Congrès de la Conf. gén. du trav., Montpellier 1902, p. 265.
(2) Congrès de la Conf. gén. du trav., Bourges 1904; rapport de la Commission des grèves et de la grève générale, p. 53. .
Der
grèves). Les recettes provenaient les prélèvement de 50°°/,
sur les cotisations perçues par les sous-comités de grève générale et de 5 ‘/, sur les cotisations POTCUeS ar chacune des sections de la Confédération.
Cette commission continua à fonctionner de 1904 à 1906, mais ses recettes diminuèrent ; elles ne furent plus que de
1.178 fr. 55 et les dépenses de 1.119 fr. 90. Les sous-
criptions aux grèves furent, du {er juin 1904 au 31 mai 1906, de 37.488 fr 95, les versements aux grèves effectuées par la commission furent de 36.566 fr. 75.
Le congrès d'Amiens (1) décida que la commission des grèves et de la grève générale devait désormais s'occuper . aussi de la propagande en faveur de la journée de huit heures. Ses ressources devaient provenir d’un versement de 10 °/, que les fédérations et les Bourses du-travail devaient effectuer en.-plus de leurs cotisations, de 5 °/, des cotisations de la section des fédérations et de la section des Bourses, et des souscriptions volontaires des syndicats.
Cette commission fut constituée en février 1907. 53 fédérations, 3 syndicats isolés, 102 Bourses du travail versèrent les cotisations.
Du 20 février 1907 au 30 juin 1908, il entra 5.054fr. 95 dans sa caisse, et elle dépensa 4.443 fr 80.
Les souscriptions aux grèves furent, du 1° juin 1906 au 30 juin 1908, de 22.765 fr 20, et les versements de 23.327 fr. 35 (2). |
Il avait été proposé au congrès de Marseille d'instituer une caisse confédérale de grève, cette proposition fut repoussée.
(1) Congrès de la Conf. gén. du trav., Amiens 1906, p. 69
et 70.
(2) Congrès de la Conf. gén. du trav., Marseille 1908, p. 25.
T° La Commission du journal. La Confédération générale, du travail possède un organe officiel qui lui appartient : la Voix du Peuple.
Afin de faire fonctionner ce journal elle nomme une commission de 42 membres, 6 de chacune des deux sections.
Le secrétaire de cette commission, en dehors des convocations qu’il lance aux membres de la commission des procès-verbaux de ses séances, et de l’administration proprement dite du journal, est chargé des abonnements, de la vente, de l'expédition, de la correction desarticles, et de la correspondance. IL est nommé par la commission.
Une personne fait partie de droit de cette commission, c'est le gérant de la Voix du Peuple.
La commission reçoit, classe et vérifie les articles et communications qui lui sont adressés pour être insérés. Seuls les ouvriers confédérés peuvent écrire dans la Voix du Peuple. ;
La commission, doit aussi, d’après les statuts, veiller à ce que, en aucun cas, l'organe de la Confédération n’insère des polémiques injurieuses, des querelles personnelles, politiques ou syndicales. Si un article provoque une rectification son auteur doit en être avisé. Elle veille à ce que les délibérations officielles de la Confédération, de ses sections, ou de ses commissions soient insérées aussitôt après leur adoption.
Elle se réunit sur convocation de son secrétaire avant la publication de chaque numéro et prend toutes les dispositions nécessaires pour assurer le succès et la prospérité du.
journal.
Les dépenses et les recettes sont communes aux deux sections,
Le premier numéro de ce journal qui, est hebdomadaire, parut le premier dimanche de décembre 1900.
Depuis fort longtemps il était question de cette création -et de nombreux projets furent soumis aux Congrès de la :Confédération générale du travail.
Au congrès de Tours, en 1896, une commission présenta un projet de fondation d’un journal quotidien qui devait être le « trait d'union de la Confédération avec le prolétariat tout entier » (1).
La commission était convaincue de la réussite, si l’entreprise était menée sagement et prudemment, et dans ce cas le journal deviendrait entre les mains de la Confédération générale du travail une « source de forture ».
Voici ce projet : En premier lieu, il faut décider qu’il n’y paraîtra pas d'articles politiques, il faudra se contenter du côté économique ; mais comme ainsi il ne présentera pas le
même intérêt pour Le lecteur que les journaux d’information, il faudra, pour chvier à cet inconvénient, qu'il soit le mieux rédigé et le plus complet des quotidiens. Comme malgré tout il est impossible de se désintéresser complètement de la politique, on lui assignera une place à part. Le programme de ce journal est le suivant : Articles politiques indépendants — Echos — Chroniques d'actualité — Grand reportage — Information politique — Correspondances et polititique étrangères — Nouvelles et renseignements — Mouvement corporatif et social — Littérature — Arts — Théâtre — Feuilletons — Sports — Bourses et Marchés. Pour cela il n’est pas besoin de capitaux, l'union, l'entente, la discipline et la solidarité suffiront pour fonder, dans les meilleures conditions possibles, le journal du prolétariat.
| (1) Congrès de la Conf. gén. du trav., Tours 1896, p. 97 à 112.
La commission sebasaitsur ce fait qu’il y avaitplusd’un million de syndiqués : donc,pensait-elle,siles syndicats prennent l'affaire à cœur il leur sera possible de recruter un contingent de 500.000 abonnés, dans ce cas, non seulement l’existence du journal est assurée, mais encore il réalise d'énormes bénéfices. La commission ne se contentait pas de ces affirmätions : elle présentait un devis, qui devait, dans son idée, convaincre les délégués et leur faire adopter son rapport.
Ce journal quotidien, du format ordinaire des quotidiens, dont le tirage serait de 500.000 exemplaires, coûterait :
Composition, par jour :
Total de.
‘ Composition du journal 210 fr.
Correcteur et teneur de copie. 20 »
Clichage pour 10 machines. . 250 »
Tirage de 10 rotatives . 500 »
Papier à 11 francs le mille 5.500 *»
Enleveurs et porteurs de ARE 125 »
Porteur de formes $ T7»
Pliage de 500.000 eau mise
sous bandes 1.250 »
Bandes avec adresses, 500. 000 : à i fr. ‘50. 750 »
. Total de. : 8.612 fr.
Timbres à raison de 0.01 pour Paris,
Seine, Seine-et-Oise. Départements
et Algérie : 0,02. Etranger : 0,05.
En moyenne, par jour . 8.000 fr.
Soit avec La composition 8.612 + 8. 000. 16.612 » Soit par mois : 16.612 x 30. 498.360 »
En chiffres ronds 500.000 »
Administration, par -mots.
Administrateur et 8 employés . 3.000 fr.
Loyer . : 3.000 »
Garçons et iooipaietes : 1.500 »
Eclairage, chauffage 1.500 »
Voitures ta 1.000 »
Frais généraux . 1.000 »