timbres à 0,015 en ee 2 1.500 fr
Soit un total, avec la composition, de. 3.500 fr.
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Administralion, par mois.
Administrateur el 5 employés . . . 1.500 fr.
Lover is Ar RC ÈS 1.500 »
Garçons el éloeipédistes FAR PR RS Te 1.000 » Eclairage, chauffage : . . . , . 1.000 »
NOMUNES M'EST RTE ren 500 »
Fratspénéraux LORIENT 500 »
Soit un totalde, . . . 6,000 fr.
Rédaction, par mots.
Même rédaction que pour un tirage de 500.000 TEE RARE 36.000 fr.
Soit pour le passif un total Général de. 147.000 » Actif par jour : 100.000 X 0,05 — 5.000 ; par mois : 5.000 x 30 — 150.000 francs.
Bénéfices par mois : 150.000 — 147.000 — 3.000: par an : 3.000 X 12 — 36.000 francs.
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La commission terminait son rapport en demandant que la commission du journal qui serait instituée au conseil national de la Confédération générale du travail envoie une circulaire référendum aux organisations confédérées leur expliquant le fonctionnement et les avantages du journal et demandant à chaque organisation syndicale le nombre d'abonnements d'un mois renouvelables que les syndicats souscriront. Cette base des abonnements étant obligatoire pour tabler avec quelque chance de succès sur la création de l'organe. :
L'Union des Syndicats du département de la Seine se montra très réservée devant ces projets et ces chiffres, elle fit remarquer qu'il ne fallait pas créer ce journal à la légère et qu’il était nécessaire de prendre toutes les précautions possibles, sans quoi il pourrait avoir le même sort que le journal La Grève générale, qui ne fut tiré qu'à 7 numéros qui furent plutôt distribués gratuitement que vendus, et dont il reste un nombre respectable de bouillon.
Malgré ces remarques raisonnables le rapport de la commission fut adopté à l'unanimité moins trois voix.
Lorsque s’ouvrit Le congrès de Toulouse, en 1897, le journal n’avait pu être encore créé. La question y fut reprise et la commission chargée de l’étudier se rallia au texte présenté à Tours, en y faisant les adjonctions suivantes (1).
La Confédération générale du travail émettra 2.000 actions à 100 francs, non productives d'intérêts; elles seront nominatives et numérotées, et ne pourront appartenir qu'à des syndicats ou à des sociétés coopératives ouvrières, Lorsqu’une organisation aura placé pour 200 francs d'abonnements, elle deviendra de ce fait propriétaire d’une action.
(1) Congrès de la Conf. gén. du trav., Toulouse 1897, p. 56 4122)
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Tout apport de fonds donnera droit à une action pour autant de 100 francs qui composeront l'apport. On acceptera des dons. La publication du journal ne pourra commencer que lorsque l’encaisse sera de 100.000 francs et qu'il y aura au moins 10.000 abonnements de 3 mois.
Si l’encaisse est de 150.060 francs, on pourra commencer avec 5.000 abonnements.
Une fois le journal paru, et lorsqu'il y aura des bénéfices, 30 0/0 de ceux-ci seront prélevés pour la caisse de réserve et 10 0/0 serviront à rembourser les organisations actionnaires, de façon que le journal deviendra la propriété de la Confédération. Les 30 0/0 seront prélevés jusqu’au moment où la caisse de réserve atteindra 200.000 francs. Chaque syndicat ne pourra prendre plus de 20 actions à 100 francs afin qu’on ne puisse accaparer le journal,
La commission proposa aussi d'émettre des « cartes honoraires de parlicipation à la création et à l'œuvre du journal quotidien » qui seraient données moyennant 25 centimes.
Le congrès adopta les conclusions et les propositions de la commission, et donna mission à la Confédération générale du travail d'établir les statuts du journal et de les faire ratifier au prochain congrès, lui laissant la possibilité de lancer Le journal avant cette époque, si elle Le pouvait.
Au congrès de Rennes on discuta de nouveau cette question de la création du journal, déjà nommé l'Æveil, qui préoccupe la Confédération depuis Tours. Dans son rapport à Rennes en 1898 (1) la commission reprend simplement les propositions adoptées à Toulouse en 1897 qui n’ont permis
de ne recueillir que 500 francs pendant l'exercice 1897-1898.
(1) Congrès de la Conf. gén. du trav., Rennes 1898, p. 365
Enfin le congrès de Paris,en 1900,se résigna à comprendre que tous les projets faits dans les congrès précédents étaient irréalisables, et il décida la création d’un journal corporatif hebdomadaire qui ne deviendra quotidien que plus tard. Cet hebdomadaire serait vendu 10 centimes le numéro.
Le congrès estima que ce journal, tiré à 10.000 exemplaires à 5 colonnes, coùterait :
Pour la composilion et le tirage, environ . . 1460fr. Papier Re en TA GONE 90 »
Administration, rédaction, frais de correspon- PRE OR ee Te tua: 80 »
Puis d'expédition... 20... . 7 ##20»
Éotal. 7... 4860:
Si seulement 6.000 exemplaires sont payés, la recette hebdomadaire sera de 500 francs.
Vente au numéro 2.000 exemplaires à 0,06. 120 fr. Abonnements : 4.009 à 5 francs par an = 20.000 francs; donc par semaine . . 884 »
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Le congrès décida donc la création de cet hebdomadaire destiné à devenir éventuellement un quotidien à 0,05 centimes. Il devra ètre créé au plus tard avant le 15 janvier 1901. Les sommes reçues jusqu'à cette époque pour abonnements au quotidien seront affectées à.des abonnements au journal hebdomadaire.
Il sera organisé une tombola, à 0,15 centimes le billet, afin d'activer. la création du quotidien.
Une commission de 15 membres est désignée par le congrès pour assurer la publication du journal.
C'est au congrès de Lyon, en 1901, que nous trouvons les renseignements sur la première année d’existence de l'organe ofliciel de la Confédération générale du travail.
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Son titre est la Voix du Peuple.
Au début les abonnements arrivent nombreux, mais presque immédiatement cela s'arrête. Le congrès de Paris avait prévu 4.000 abonnements, ce qui n’était pas difficile à obtenir étant donné le nombre des syndicats confédérés, ce chiffre ne fut mème pas atteint (1).
Sur 234 organisations représentées directement au con- « grès de Paris, 140 seulement se sont abonnées. Sur 296 organisations qui ont leur siège à la Bourse du travail de Paris, 92 seulement sont abonnées. L'Union des Syndicats du département de la Seine, qui comprend les organisations les plus militantes, a 149 syndicats adhérents. Sur les autres syndicats de la Seine ayant leur siège à Paris ou en banlieue et qui sont au nombre d'environ 250, il y a 53 abonnés, Sur les 37 fédérations d'industrie et de métier existantes, 14 sont abonnées. Les {57 Bourses constituées donnent 43 abonnés. Sur les 2.700 syndicats signalés à l'Annuaire de 1901, publié par l'Office du travail, comme existant en province, 260 sont abonnés. |
La vente au numéro s’est plus rapprochée que les abonnements du chiffre (120 francs) signalé au congrès comme devant être un minimum.
Le budget du journal fut grevé de 13 fr. 50 par semaine qui n'enfraient pas dans les prévisions du congrès de Paris. Cette somme fut payée en supplément aux porteurs de journaux, car ils se sont fait payer les tarifs syndicaux -— exigence qui ne laisse pas d'étonner profondément le rapporteur. |
La vente à Paris grève la caisse d'un déficit hebdomadaire de 50 francs; il faut, en effet, distribuer 3.000 exemplaires dont les quatre cinquièmes sont invendus.
(1) Congrès de la Conf. gén. du trav., Lyon 1904, p. 43 à 51.
La vente en province s'effectue de trois manières : par les Messageries Hachette (ce moyen donne, tous frais déduits, 10 francs de bénéfices par semaine) ; par les bibliothèques des gares (la vente y est à peu près nulle); enfin, par correspondants directs (ceux-ci sont négligents dans leurs paiements et les envois reviennent très cher).
En vertu de la décision prise par le congrès de Paris
pour rendre la Voix du Peuple quotidienne, la commission
lança la souscription remboursable. Les souscripeurs de 400 tickets à 25 centimes ont droit, outre le remboursement, à une part dans la société en commandite de la Voëx du Peuple. La totalité des billets à émettre fut fixée à peu près à 10 séries de 100.000 billets. En prélevant sur les 250.000 francs produits par la souscription des 10 séries les: sommes nécessaires au remboursement de tous les billets et aux primes diverses (maison de campagne, machine à coudre, etc.) il restera un capital suffisant pour créer un quotidien.
Cette souscription commença en mars 1901, etiln’y a, au moment du congrès de Lyon, que 169.000 billets en circulation, formant un total de 40.000 francs, ‘sur lesquels sont rentrés 8.852 fr. 60 seulement. La vente de ces billets est donc peu active.
- Au début le tirage de la Voix du Peuple était de 12 à 14.000 numéros, puis il fut ramené à 8.000 environ.
D’après le rapport financier présenté au congrès de Lyon
en 1901, les recettes furent, depuis-la création de la Voix du Peuple, de 12.310 francs, les dépenses de 18.842 fr. 90.
L’excédent des dépenses est donc de 6.472 fr. 90, soit, pour chacun des 40 numéros parus jusqu’à la fin du mois d'août 1901, une perte de 160 francs par semaine.
Devant ces résultats peu encourageants le congrès décida
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que tous les délégués souscriraient un abonnement d’un an, et que, de plus, ils emporteraient un carnet de 5 abonnements qu’ils s'efforceront de placer. Les organisations ouvrières, et particulièrement les Bourses du travail, devront faire venir un certain nombre d'exemplaires dont elles garantiront le paiement à 7 centimes, les 3 centimes d'écart compenseront les pertes qu’elles subiront du fait des invendus: $
Afin d’équilibrer le budget du journal, son secrétaire, M. Pouget, ancien directeur du Père Peinard, et auteur des « propos d’un gnaf», prit deux mesures durant l’exercice 1901-1902 (1). IL supprima, d’abord, la vente au numéro dans les kiosques et chez les marchands de journaux de Paris, vente qui entrainait le dépôt d’un nombre considérable d'exemplaires qui revenaient pour la plus grande partie. Puis la composition du journal étant chère, il décida de le faire composer à la linotype.
Un conflit assez grave éclata, à cause de cette mesure, entre la Confédération et le Syndicat typographique parisien. En effet, Les travailleurs du livre furent toujours hostiles à l'introduction des linotypes dans les imprimeries, car cela entrainait une diminution de la main-d'œuvre, aussi leur Fédération fit-elle tous ses efforts pour empêcher les imprimeurs d’en installer chez eux. Or le comité confédéral voulant, par mesure d'économie, employer un système de composition désapprouvé par les typographes, s’adressa à la Fédération du Livre, pour obtenir de celle-ci l’autorisation, qui lui fut d’ailleurs donnée, de faire composer la Voix du Peuple à la linotype. Mais le Syndicat typographique parisien ne se décida pas aussi facilement que la
(1) Congrès de la Conf. gén. du trav., Montpellier 1902, p.75 à 88.
Fédération du Livre à déroger, fut-ce en faveur de la Confédération, à une ligne de conduite tracée par lui. Il fit des difficultés et se plaignit de ce que la Confédération contrevenait par ses agissements aux intérêts des typographes. Enfin on put s'entendre, le syndicat donna son autorisation à titre exceptionnel. Grâce à cette nouvelle ‘composition la Voix du Peuple réalisait une économie de 34 francs par numéro.
Une constatation est à faire à ce sujet, c’est que les syndicats savent parfaitement employer pour eux-mêmes, lorsqu'il s’agit de faire des économies, des moyens qu'ils prétendent interdire aux patrons. Récriminant sans cesse contre les abus du patronat, ils l’empêchent, par tous les
moyens en leur pouvoir, de songer à mener ses affaires au
mieux de ses intérêts et de faire des économies lorsque
l’occasion se présente ; les syndicats et la Confédération générale du travail n’hésitent pas, le cas échéant, à commettre ces mêmes abus. Ce qui chez l’un est une monstruosité, est tout naturel chez l’autre. D'ailleurs, ce n’est pas la seule fois que l’on constate pareil fait : l’étonnement du comité confédéral, nous pourrions presque dire son indignation, devant la prétention des/porteurs de journaux partsiens de se faire payer d’après le tarif syndical ; la grève qui éclata parmi les ouvriers employés à l'imprimerie de la Maison des Fédérations, parce qu’ils étaient payés à la tâche et non à l’heure, permettent de faire de suggestives réflexions.
Pendant qu'on réalisait ces économies, le budget fut établi sur les bases suivantes (les frais de secrétariat étant mis à part): par numéro : dépenses, 253 francs ; recettes, 294 francs ; excédent des recettes 41 francs.
Jusqu'en décembre 1901 la situation du journal m’avait pas changé ; pour les mois de septembre, octobre et novembre 1901 les recettes totales furent de 2.731 Fr. 05,
les dépenses de 5.140 fr. 65; le déficit pour ces trois mois est donc de 2.409 fr. 40.
De décembre 1901 au 30 juin 1902 (nouveau régime) les recettes totales s’élevèrent à 10.042 fr. 30, et les dépenses furent de 9.697 fr. 90 ; pour 7 mois, l'excédent des recettes est de 344 fr. 40.
Les décisions prises à Lyon en 1901 ne furent pas respectées, Si dans les premiers mois qui suivirent le congrès les abonnements furent nombreux, dès juin 1902 leur augmentalion ralentit dans de notables proportions. Voici, d’ailleurs, le détail des abonnements : sur 500 organisations représentées directement à Lyon, 300 sont abonnées ; 200 ont donc négligé le vote de ce congrès. Des 600 organisations syndicales de la Seine et de Seine-et-Oise, 193 seulement sont abonnées. Sur 300 syndicats {de ces derniers) qui ont leur siège à la Bourse du travail de Paris, 107 sont abonnés (de septembre 1991 au congrès de Montpellier, 1902, il n'y a qu’une augmentation de 15 abonnements). Sur les 160 organisation de l’Union des Syndicats de la Seine, 80 abonnés seulement; sur 82 Bourses du travail fédérées, 61 sont abonnées. Sur 3.600 organisations corporatives inscrites à l’annuaire des syndicats il n’y a que 650 abonnées. Après 20 mois d’existence la Voix du Peuple n’a que 1.600 abonnés : un quart des Bourses et plus des deux tiers des syndicats ne le sont pas. En un an, du congrès de Lyon à celui de Montpellier, le chiffre des abonnements ne s’est élevé que de 550 ; « une telle apathie dénote, sinon de l'indifférence, du moins une forte dose de négligence » ajoute Le rapporteur.
Afin de transformer le journal hebdomadaire en quotidien, le congrès de Paris, en 1900, organisa une souscription dont le succès brillant au début ne tarda pas à ralen-