‹ Les bourses du travailChapitre 20 sur 52 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Progrès qui ont contribué, particulièrement depuis un demi-siècle, a relever le taux des salaires et à. améliorer la condition des classes ouvrières.

Que la condition de l'ouvrier libre du xviii* siècle et du commencement du xix e était inférieure a celle de l'ouvrier des corporations du xiii*. — Amélioration de cette condition, déterminée par l'expansion du progrès industriel dans la seconde moitié du xix* 1 . — Pourquoi les ressentiments provoqués par les souffrances de la première période du régime de la liberté du travail se sont accrus et aigris au lieu de s'apaiser.

La disparition de l'ancien régime d'assurance de la classe ouvrière, en la livrant au gouvernement d'ellemême, sans qu'elle y fût suffisamment préparée, à rendu pendant la période initiale de la transformation de l'industrie, son existence plus dure et surtout plus précaire. D'après tous les témoignages que les progrès des sciences historiques ont mis au jour, la condition de l'ouvrier des corporations au xm e siècle était bien supérieure à celle de l'ouvrier du xvin e et de la première moitié du xix e quoique dans l'intervalle la productivité de l'industrie se fût accrue dans des proportions considérables. Mais à la fin de cette période, la situation générale des ouvriers a commencé à se relever d'une manière sensible, principalement sous

l'influence des progrès que la liberté de l'industrie suscitait dans la machinerie de la production. Après avoir subi pendant près d'un demi-siècle, à partir de 1789* un ralentissement causé par la Révolution Française, la destruction ou le détournement des capitaux et du travail de leurs fins productives, vers des fins destructives, l'industrie et le commerce reprirent leur essor. Des inventions de tous genres continuèrent la transformation des outillages et opérèrent notamment dans les moyens de communication une révolution plus profonde et plus féconde en résultats qu'aucune de celles qui avaient marqué auparavant l'existence de l'humanité : la navigation à vapeur, les chemins de fer et la télégraphie électrique faisaient sortir les sociétés de leur isolement primitif et substituaient aux marchés restreints des produits, des capitaux et du travail, des marchés de plus en plus étendus. Les progrès de l'industrie métallurgique, la découverte des mines d'or de la Californie et de l'Australie, l'invention de la photographie et tant d'autres progrès offraient de nouveaux emplois à l'activité humaine. La réforme douanière dont l'Angleterre avait pris l'intelligente et glorieuse initiative abaissait les obstacles artificiels que l'esprit de monopole continuait à opposer aux échanges internationaux, pendant que la navigation à vapeur et les chemins de fer applanissaient les obstacles naturels. Les entreprises se multipliaient, sous l'influence de

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