ACTE PREMIER
Tiens, voici ta chambre...
HENRI
J'ai .la fièvre, vois-tu, pardonne-moi.
ROBERT
Dëjeuneras-tu?
BBNRI.
Déjeuner ? . •• Ah ! je me brûlerais plutôt ia cervelle.
Il entre dans sa ehambre et disparaît.
ROBERT*
Ah çàl c'est une épidémie 1... Mon cottage devient un cdombier... ClaudettOi un couvert de plus!
GLAUPETTB.
Ouij monsieur...
9ULBS.
Ohl vous, parce que vous n*avez pas de cœur, vous vous imaginez que l'univers vous ressemble; perdez cette illusion, mon oncle... L'amour, voyez-vous, c'est la viel ça tient lieu de tout.
ROBERT
Yèrtu-Dieu! c'est donc pour cel^ que je meurs de faim.^ Mais c'est l'omelette fantastique... (se servant.) Tant pis...
Henri reparaît en liant de rescalier*
JULESr, hU* ,
Voilà ce jeune homme.
Henri, mon cher enfant, assieds-toi et d^eune... Je panserai ta blessure au dessert.
HEKRI***.
Ohl je n'ai pas faiml
U s'assied.
* Jules, Claudette, Robert.
** Jules, Claudette, Robert, Henri.
*** Beori, Jules, Robert.
10 LBS BREBIS GALEUSES
ROBERT
Jules, je te présente M. Henri Gérard, un garçon d*esprit. Henri, je te présente mon neveu, Jules Rozières, un imbécile 1
rULES.
Ahi mon oncle 1
ROBBRT,
f ai eu tort de le dire ; il s'en serait bien aperçu tout à VhWro. J'aurais dû lui laisser la surprise.
JULES, Texé.
Aht mon oncle, vous vous moquez toujours de moi..» Je n'aime pas ça.
ROBERT
C'est trop fort! Mais, n on ne peut pas se moquer de toi, tu n'as plus de raison d'ôtre.
HENRI, àJoW
Monsieur, je vous prie d'excuser ma brusque entrée de tout à l'heure, mon désordre et mes paroles...
JULQS.
Ohl monsieur, je vous comprends si bienl...
ROBERT, BMiBgOaBt.
Mon cher Henri, tu vois en mon neveu, Jules Rozières, une âme d'élite arrêtée dans ses aspirations vers l'idéal par un trij)unal goguenard. Il est fort malheureux I
JULES, mangeant.
Oh I oui.
HENRI, le regardant manger* Aùl