ACTE PREMIER
ROBERT, déconp^nl on jambon*
Ses malheurs exceptionnels Tont fait surnommer le Lépreux de laciléd'A08tde4866.
HENRI, k Jolet.
Vous avez bon appétit, monsieur.
JULES, me mépris» ^
Parbleu I Tair de la mer !
ROBERT
n nourrit sa douleur» et elle mange !
JULES
Monsieur, ils m'ont interdit en première instance ; mais je suis en appel, et je gagnerai. J'attends des nouvelles de Paris.
RObSRT, à Henri.
Ah çàl et toi? Tu peux parler devant mon neveu,, il ne comprendra pas^
HENRI
Que te dirai-je? Tu sais bien comment l'amour nous mord. On est invité à un bal, on hésite : « Irai-je?... » On y va, on s'y ennuie. On se dit: c Ouf 1 j'en ai assez... Allons-nous-en! > On 'prend son chapeau; mais, en sortant, on marche sur une robe qui entre; on s'excuse, la robe vous regarde... et c'est un regard qui vous cloue sur place, c'est un éblouissement de jeunesse qui vous grise. On se dit : « Parbleu ! il serait de bien mauvais goût de ne point faire faire un tour de valse à cette pauvre robe mutilée, déchirée par moi... Justement, voici la valse de Faus^ .. v On reste... on est perdu, Robert! car le bras enlace cette taille, la main presse ce gant, les yeux boivent ce sourire. .. et la valse tourbillonne toujours... Et, quand enfin on demande à la maîtresse de la maison : « Quelle est donc cette jeune dame?... » quand elle vous répond : « Vous ne la connaissez pas?... C'est madame Ber^^ier, un petit ange que son mari a abandonnée il y a sa mois, pour une danseuse de la Scala de Milan... Ellej part ce matin pour un long
voyage; eile va je ne sais où) » alors , Robert, on se comme un insensé, on court sans but^ au hasard, par les rue dans la nuit; on cherche l'ange dans les étoiles, on se maudit d' tre venu trop tard, et Ton pleure comme un enfant I
ROBERT
Diable I... Mais, enfin, tu as retrouvé l'ange?
HENRI
Oui ; ' trois mois après, par hasard, à la Madeleine. — Al depuis ce jour-là^ quand l*ëglise était encore déserte, que de f( je l'ai attendue, caché derrière un pilier 1 Elle' priait et je m'en vrais d'elle, mais je n'osais lui parler. Que de fois elle a pas près de moi sans m'apercevoir!
ROBERT
Elle te prenait pour le bedeau.
HENRI
Un jour^ n'y tenant plus, j'eus la hardiesse de me présenter cl elle... Ce que je lui dis, je ne m'en souviens pas...
ROBERT
Ohl je m'en souviens, moi : c'est toujours la même chose.
HENRI
C'était de la folie! du délire!... Sa voix si douce me parlait devoir, de résignation, de respect... et je baisais ses mains, et jurais de la respecter... de me résigner... mais j'avais un espoii car il me semblait qu'elle élàit émue. (Avec colère.) Imbécile! lendemain, elle était partie! Enfin, le hasard m'a amené à Tn ville 1 Je l'ai revue, et mon amour s'est brisé contre la glace de i regard. J'ai compris qu'elle me dédaignait, et alors j'ai perdu tête. — J'ai couru me réfugier à Houlgate, dans un chalet qu ven%jf,^-fna^ph/î;'^a. et^ là, j'ai voulu me tuer... puis j'ai vo pa«j&q ^JjîfeAfJ^^WfibW^ Ji?^?ise, (^d^SfefeiJSteSoSbgyaètf,, je ûfl6Br<ëdôi%»ê^ n|f^i4fo»î^B^lfa^^;j«^feitffABP*W.9iiJ po^ni#'^U^^d£teMU§§. jijsq ioIi2l ...flfiliM eb elfioâ si eb