‹ Les brebis galeuses: comédie en quatre actesChapitre 37 sur 103 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

n'êtes pas dans le mouvement, comme dit la duchesse Linoto... Oh! Tadorable femme 1... avec ça qu'elle n'a pas l'air d'une duchesse du tout... Voilai... il n'y parait plus. (Tombant dans un faaceoii.) Ouf! je suis mortel... Et dire que mon carnet de bal est encore plein jusqu'aux agrafes 1 La nuit tout entière oe me sufiQra pas pour faire honneur à ma signature.

BI7ZANÇ0IS, riftDt.

Eh bien^ vous ferez banqueroute.

ROSE

Jamais!... cinq minutes de repos, un souffle de brise, et il n'y paraîtra plus. (Par réflexion.) Tiens, au fait! Ahl^o vais prendre ^n peu d'air sur la terrasse...

BUZANÇOIS *.

Oh! madame, pour cela, je m'y oppose... Le vent de la mer est ^lacé ce soir... et, en ma qualité de commissaire... je vous arrête. -

ROSE

^ Une mîQute soulement.

BUZANÇOIS.

I^as une seconde... Mais regardez-vous donc^ madame^ regardonc vos bras... et le reste....

ROSE, s'éteotant.

Xi'adorable habitation 1 c'est que, d'ici, on entend mugir la mer.

BUZANÇOIS.

C'est le commencement de la marée... Dans deux heures, les ;ues seront presque sous ce balcon.

ROSE

Il n'y a vraiment que ces damnés capitalistes pour se payer de >s féeries-là.. i (Riant.) Par exemple, ce pauvre M. Tingrey n'y ^0\ie pas le beau rôle... En vérité, il y a de quoi mourir de rire ^ suivre de l'œil, ses marches et contre-marches, pour tenter de ^ô rapprocher de sa femme, qui, pour sa part, n'a qu'une préoccupation, celle de lui échapper.

* Buzançois, Rose.

6d LES BRfiBlS GAtEUBES

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