‹ Les brebis galeuses: comédie en quatre actesChapitre 57 sur 103 · SCÈNE X MARIE, pois LE COMTB · texte numérisé non relu

SCÈNE X MARIE, pois LE COMTB

MARIE*

IM. Gérard a perdu ma trace; je suis seule enfin! et je puis res- ^^*"«r librement ; je ne sentirai plus planer sur moi ce regard qui ■^^ brûle.

En ce moment, le comte parait an fond.

LE COMTE, 2t part.

Xa voilà! ^ ' .

MARIE, rapercerant.

Xe comte!... depuis quelque» j\)urs^ lui aussi a bien souvent

^^éses regards sur moi... Soupçonnerait-il...?

LE COMTE, s'inclinant.

Tous avez donc fui le bal, madame ? ,

MARIE, tâchant de se remettre. *

Oui, monsieur le comte, ces lumières^ cette foule... J'avais la ^ôte en feu!

'^ Marie, le comte.

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LE COMTE

Me permettez-vous de vous tenir compagnie? (Marie s'ineiii»^^,^ son tour.) Je dois vous confesser, madame, que je bénis ce mal^^^^ passager ; car j'avais presque perdu Tespoir de me trouver instant seul avec vous avant mon départ, et,..

MARIE, troublée.

■ est donc vrai que vous nous quittez, monsieur ?

LE COMTE

Oui, madame ; dans quelques heures, il me faudra vous faire nC^^^®^ adieux et... pardonnez à mon amitié la brusquerie de cette coi*^ ^^fidence... je voudrais, en m'éloignant d'ici, pouvoir emporter ^ ^^ certitude que ma dernière minute passée près de vous n'aura p.

été stérile pour votre repos présent et votre bonheur à venir.

• ■ ■ .«•■■• MARIE, de plas en pins Uonblée.

Je ne vous comprends pas, .monsieur.

LE COMTE

Alors, pourquoi vos yeux évitent-ils les miens? pourquoi votra main s'éloigne-t-elle de la mienne?

MARIE

Monsieur le comte...

LE COMTE

Encore une fois» madame, pardonnez-moi d'avoir osé violer le sanctuaire de votre âme pour en pénétrer les mystères. (Moatement

^e Marie. Le comte continuant, et arec tendresse.) Yous le savez, il y a dans la vie de ces exemples d'attachement spontané, involontaire; on se croise un jour au bois, au théâtre ou sur la plage, avec une femme que l'on n'a jamais vue, et tout votre être la reconnaît/ C'est l'idéal rjôvél l'étoile poursuivie I l'âme vraiment scëur de votre âme I la créature pour laquelle on aurait voulu se dévouer, se sacrifier I A cette heure souvent unique dans la vie, où tout homme, devenu meilleur, a soif de dévouement et<le sacrifice...

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