ACTE DEUXIEME
eh bien..., quand cette heure sonnait pour moi, c'est à vous que j'ai pensé, madame ; permettez-moi donc de vous défendre, perxnettez-moi def vous prçtéger,
MARIE, à part.
Je ne me trompais pas. Il a tout deviné.^
LE COMTE
Ouvrez-moi votre cœur, Marie ; votre cœur si chaste et si pur encore! vous n'avez pas à rougir devant moi qui pourrais être *votre père et qui vous aime comme si vous étiez ma fille. Parlez ^onc... (Snr un monTement *,) £h bien, non, je parlerai pour vous, «ar je sais tout ce que vous pourriez me dire. Écoutez donc, Marie. Je vais vous parler comme si j'étais votre père. (Lni prenant la main.) Ëcoute, mon «enfant, (a d«ni«Toiz.) Tu es belle I... tu eis jeune!... beaucoup te Vont dit, et, ceux-là, tu ne les as pas écoutés ou tu as souri ; mai^... un autre est venu... (Sor an noaveaa moDTement de Marie.) Je ne le connais pas ! je ne veux pas le connaître! Il n'a murmuré qu'un mot, mais ce mot, tu l'as retenu, et il résonne encore à ton oreille charmée; car ce mot a bouleversé ton cœur, si bien que, de jour en jour, ta pensée s'éloigne davantage de celui qui devrait l'occuper tout entière.
^ MARIE
Mais, monsieur le comte!
LE COMTE
Oui, pauvre enfant, je sais tous ses torts envers toi, et mes reproches sont partis hier, car je me suis permis de lui en adresser, et bientôt, j'en suis sûr, il viendra, repentant, s'agenouiller devant la justice. Eh bien, songes-y, ma douce Marie, un juge doit être Sans reproche, et, pour que Ui aies le droit de pardonner, il faut que tu puisses tendre un front innocent aux lèvres du coupable. Ainsi, crois-moi, sois sourde aux conseils qui te prêcheront peutêtre les représailles de l'amour. Les femmes honnêtes, vois-tu,
* Le comte, Marie.
n'ont qu'un moyen de se venger de ceux qui ont failli, c'est de ne pas faillir elles-mêmes.
MARIE 9 aTee élan 9k lai tdndant la main»
Blerci^ je me souviendrai.