‹ Les brebis galeusesChapitre 102 sur 103 · ACTE QUATRIÈME. U · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. U

va!... Ils t'ont volée à moi ! ils m'avaient dit que tu étais morte!... et, de ce jour-là, mon cœur est mort!... Alors, j'ai voulu m'étourdir ! j'ai voulu oublier ! j'ai jeté ma vie au hasard ! et le hasard a perdu ma vie!... mais, s'ils t'avaient laissée dans mes bras, je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui... (Avec des sanglots.) Car tu aurais été mon égide, mon ange gardien, toi, mon enfant, ma fille !

MARIE

Votre fille? Oh! non, non, ce n'est pas possible... et je ne vous crois pas. Elle n'est pas ma mère, la femme qui a pu me tendre ee piège infâme! elle n'est pas ma mère., la femme qui, en m'arrachant le fatal secret de mon amour, m'a mise dans la nécessité de choisir entre une tombe et un cloître ; non, celle qui a fait cela n'est pas ma mère, et je ne veux pas la connaître.

DIANE

Ah!

HENRI

Qu'avez-vous, madame ?

DIANE

J'ai... que la prédiction s'est accomplie... à peu près du moins. Je devais mourir, dans un éclat de rire, disait-elle, et je meurs dans un sanglot.

MARIE

Mourir!... Ah !

DIANE

Mon Dieu ! je vais donc la laisser seule, sans défense contre lui et contre son amour...

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