LE VOYAGE J)'!! ALIE
De son voyage d'Italie Toute la vie on se souvient ; C'est comme une douce folie ; On en parle toujours, sitôt qu'on en revient.
xViétne (pu dous l*a dit) un jeune homme . Parti du nord pour un été , Vieillard n'avait point quitté Rome :
Captif comme Merlin dans un cercle enchanté
Tant ce beau soleil nous pénètre !
Tant l'art nous remplit de sa foi !
Aperçu, souvenir peut-être De ce monde idéal que chacun porte en soi.
De son voyage d'Italie Toute la vie on se souvient ; C'est comme une douce folie; On en parle toujours, sitôt qu'on en revient.
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LE CHAH! DB hA fiOVPP.
Aime ton humble coupe. Elle est de buis , qu'importe! Le buis solide et dur sied au barde breton : Et sur le pljsd 4'étain qui l'ornent la 9B^rte , Dans un doubla î4ipnûuç P9 p^ttllirç toi^ OQIii.
Vois , nul encor n'a bu dans la coupe celtique. Toi-même la creusas de tes pieuses mains , Evoquant, évoquant les Esprits d'Armorique Depuis près de mille ans couchés sous les dôl-mens.
Tous se sont éveillés I Mélodieuse troupe ,
Ils sont venus à toi comme des échansons ;
Et voilà qu'enivrés aux vapeurs de ta coupe ,
Sur les bourgs de Gornouaille ils sèment tes chansons.
Un soir , il l'en souvient, pour braver ton étoile , Tu la remplis de vin rafraîclii dans l'EUé ,
s 57 <a Une vierge était là plus blanche que son voile , Et cette belle enfant te disait consolé.
Aime ton humble coupe , et de vin ou de cidre Emplis-la jusqu'aux bords pour noyer tes douleurs , Si les flots fermentes laissent surnager Fhydre, Alors, les yeux au ciel bois ton fiel et tes pleurs.
HtMÏIE.
U m«û du fliyif èr» m Tr6l*> tt M Mr mwOéh des êtres émanés de sa grâce... il est le thème du chant.
OwBir.
Pure emnast de iotit ^ dom fift itoifibni esi fémblèmé ^
Combien é& fois^ type âuirtémè, Trouvas-to tôÈ iiomhettf à È&rût de tûi-méfite f
Combien , après tes longs travaux , Beau triangle mystique aux trois cotés égaux , Es-tu rentré dans ton repos?
Puissance , Amour , Sagesse , 6 mouvant équilibre i
Accord triple qui toujours vibre !
Dans ses épanchements force incessante et libre !
Nos temps venus , sainte Unité , Tu te développas selon ta volonté, Et Funivers fut enfanté.
Belle œuvre harmonieuse en tout ce qu'elle enferme ^
Où , comme la fleur à son germe , Chaque être répondait à son principe et terme.
Pour riiomme simple mais complet, Sans voile dans les cieux le triangle brillait , Admirant en lui son reflet.
Crime ou faiblesse , un jour — ( Trinôme y grâce ! grâce ! )
Amour , Sagesse , tout s'efface ! . .
Toi seul , Père indulgent , n'as point caché ta face.
Homme marqué du sceau fatal , A présent suis la voie où t'a lancé le Mal , Esprit boiteux , cœur inégal !
^6iâ
Des humainaë etr^n va détotûtif là tfàim ,
Et triftié de ton propre Uâme , Tâche par le savoir de refaire ton ânoMT.
0 lâhtûf tôtffôtirs avcîrté!
Entrevoir l'astre pui* toujours d*uri scfiil c6té , lâlDâiS toute la vérité !
Pèlerin vague , errer de système en système ,
Et , Vœil louche , la face blême , Étudier le monde et soi comme un problème !
Seigneur, il M kn^ lef détow Qui doit ramener l'homme à soii premier fiéjottf , Jardin de candeur et â'«aieflt.
Sur sa route pourtant vous lui venez la
Et cçlui qui de tous émane , Père , vint raphel^ en captif d^Axiamm.
Et Loi, l'Esprit, l'ardest Milieu, Sur ce front autrefois illuminé par Dieu Descendit en langues d£ feu.
Ainsi, marchant vers vous, îBagesse, Amour, Puissance,
Sous l'arbre vert de sa naissance I/homme un jour s'assotra fort d'une autre innocence.
Le théâtre de son labeur , Ce monde , il le rendra baigné de sa sueur , Changé, mais comme lui meilleur.
Et toi , triple clarté , que nul œil n'a sondée ,
Mais que tous voyaient en idée , Des dâl-men de la Gaule aux autels de Judée,
Dans ton éclat primordial ,
Tu brilleras encor sur ton ciel de cristal ,
Beau triangle équilatéral !
y M VICTIS.
Uos ego Venelos (Gallos) existiino Veneliarum ad Adriaticum sinuiu esse auctores.
Strai. LW- IV,
L'écho des temps passés n'est-il pas mort en vous , Gaulois-Italiens? SaVez-vous qui vous êtes? De graves érudits vont répétant chez nous : « Oui, les Vénitiens sont enfants des Vénètes. >
B 66 (B Et moi de votre gloire amoureux et jaloux , Comme un frère je pleure ici sur vos défaites.
Ces hideux Autrichiens au visage épaté
Ce soir nous observaient , et lui, brave jeune homme ,
Élevé dans l'orgueil de sa belle cité :
« Oh ! Venise accouplée à ces bétes de somme ! »
Vinrent d'autres soldats leur baguette à la main ,
Lui, pâle, m'entraîna par un autre chemin :
i^ Oui,fuyons, taisons-nous, car nous n'avons plus d'armes.
Ils ont pris nos couteaux, car nos qputeaux tuaient.
Le dirai-je? (et ses yeux se gonflèrent de larmes)
Nous, hommes d'unsangnoble, odieux! ils nous frappaient !
Vœ Viciis! mot cruel qui durement s'expie!
Le sais-tu, Brenn* féroce, ô sauvage insensé?
Ainsi tu t'écriais, le fer sur l'Italie ;
Hélas ! sur tes enfants Tanathème a passé.
Vous donc, vainqueurs nouveaux, plus de paroleimpie:
Ce dard revient frapper le bras qui l'a lancé.
* Brenn » chef, d'où Brenniu.