‹ Les Bretons (volume 2)Chapitre 81 sur 88 · LES COURANTS · texte numérisé non relu

LES COURANTS

A P. L— , de Kemperlé.

Sur un tertre, aux confins du pays de Bretagne , S'était assis un voyageur , Observant là, pauvre songeur ,

Une eau qui jaillissait de cette humble mcMitagne.

Car, au sortir du sol et par un accident

L'eau vive s'était divisée ;

Puis, selon la pente opposée , Courait moitié vers l'est, moitié vers l'occident.

Tout chez le voyageur se change en rêverie ; Le Breton dans ce double cours Trouvant l'image de ses jours ,

Son cœur suivait les flots qui vont vers sa patrie.

Mais, sur l'autre penchant, il opposait sa main Aux flux de cette onde égarée ,

Et sur la pente préférée, Il la forçait de prendre avec lui son chemin. —

Ainsi vers son pays, seul but qui le réclame , Ainsi vers ses chères amours Allaient et sans plus de détours

Tous les courants de Tonde et tous ceux de son âme.

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