‹ Les Bretons (volume 2)Chapitre 80 sur 88 · LA CHANSON DE L'ERMITE · texte numérisé non relu

LA CHANSON DE L'ERMITE

La chaumière où seul j*habite

Est petite , Mais elle est près d'un étang Et d'un bois jeune et flottant

Qui l'abrite.

Dès le matin, sous mon chaume

Tout embaume , Mes deux volets sont ouverts :

Du chanvre et des genêts verts

Quel arôme !

Lorsque la chaleur arrive,

Quand la grive Se cache au fond du blé noir, Je puise à mon réservoir

Une eau vive.

Enfin la fraîcheur retombe!

La colombe

Roucoule sur ma maison ;

Moi, j'entonne une oraison:

Le jour tombe.

Ainsi je vis en ermite,

Dans mon gîte , D'eau, de parfums, de chanson; Et la nuit je dis ton nom, .

Marguerite !

Marguerite, ô pèlerine Blanche et fine ,

£n régalant ton manoir , Dans mon clos viens donc t'asseoir En voisine.

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