‹ Les BretonsChapitre 17 sur 35 · CHANT XII · texte numérisé non relu

CHANT XII

Au sortir de l'église, un d'eux (Lilùz, sans doute) Dit : « Nous avons besoin de force pour la route : Entrons où vous voyez ce bouquet de pommier. »

Or deux hommes causaient déjà près du foyer :

L'un, marin vannetais, allant mettre à la voile

Au port de Saint-Brieuc ; l'autre, marchand de toile.

Qui venait de Tréguier : selon qu'on dit chez nous,

L'un mangeur de pain blanc, l'autre mangeur de choux.

Un troisième, muet, mais que sa mine austère

Et ses habits disaient enfant d'une autre terre,

Roulaient sur le pays, leur voix montait toujours Et chantait, à la lin de ces joyeuses luttes. Ainsi qu'en s'appelant pourraient faire deux flûtes; Tellement que Liiez, entre dans la maison, Quand arriva son tour, chanta dans leur chanson.

M O R - v R A N , du pays de V'aiinci,

Je suis du Mor-Bihan, qui renferme plus d'îles Que les autres cantons n'ont de bourgs et de villes; Et les autres cantons, si verdoyants tous trois. N'ont pas tant de forêts ni d'arbres dans leurs bois, Que l'immense Carnac dans son champ de bruyère N'a de rangs de men-hîr et de tables de pierre : Des îles, des men-hir, voilà le Mor-Bihan, Et le grand saint Gildas est roi de l'Océan.

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re. Ah ! regardez nos plains

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en été toutes pleines !

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