‹ Les brigands de Franconie [microforme]Chapitre 22 sur 52 · MAURICE, VICTOR · texte numérisé non relu

MAURICE, VICTOR

MAURICE, (d’une feinte tristesse). — Je vois trop bien, Victor, que vous êtes instruit de la perte que

nous venons de faire ;— elle est commune à tous deux, et notre devoir est de confondre nos larmes.

Vicror.—Ce soldat était donc aussi chargé pour vous, par votre frère ?... Ah ! nous sommes affectés trop différemment pour pouvoir pleurer ensemble. — Moi, je perds tout, tout ;—et vous, vous triomphez !

Maurice.— L'intérêt ne saurait altérer mes sentiments. Je suis loin de blâmer votre douleur.

Vioror, (avec un soupér).—Ah ! si vous l'approuvez, pourquoi donc l’interrompre ?

Maurice.—J'ai craint qu’on n’eût pas assez ménagé votre sensibilité , et je venais raffermir votre âme contre le coup mortel que cette nouvelle a dû vous porter.

Vioror.—Mon cœur a besoin de solitude et n’est en état ni de donner ni de recevoir de consolation. (Il veut s'en aller.) /

Maurice, (voyant entrer Robert). — Quel est cet étranger ?

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