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Maurice. — Que n’a-t-il toujours marché dans ces principes ! mais ses actions... ses actions.
Victor. — Comment les connaissez-vous ? par des lettres. exag锑as... fausses... peut-être même supposées. L’envie et l’imposture enflent les torts, enve: niment les pensées, et attachent leur rouille à toutes les actions d’un malheureux. En un mot, vous profitez de son infortune, c'est vous que j'en accuse. Vous vous êtes emparé des derniers moments de votre père ; vous lui avez arraché sans doute la malédiction qui poursuit votre frère, votre main l’a tracée, vous avez goûté vous-même le plaisir barbare de lui annoncer cet arrêt qui a porté le désespoir dans son âme. Voilà votre conduite, la pouvez-vous justifier ?
Maurice. — C’est à mon frère seul à se justifier, à lui qui a empoisonné la vieillesse de son père, et perdu dans la débauche et la dissipation un temps qu’il devait consacrer aux études, et qu'il n’a employé qu’à ruiner sa famille.
Victor. — Ne parlez plus de ses dettes, c’est moi qui les di payées. C'était un devoir pour vous, ce fut un plaisir pour moi.
Maurice. — Si ses torts se bornaient encore là, il serait peut-être excusable ; mais... Quel serait donc votre étonnement si vous le voyiez vous-même, l'œil hâve, le teint livide, le corps miné par le poison de la débauche ? Telle était sa position, dit une lettre de mon correspondant de Leipsick, lorsqu'il fut obligé de quitter cette ville pour se soustraire aux poursuites de ses créanciers. Son inconduite ne lui laissa pour ressources que le cachot ou la fuite. Il choisit la dernière en s’associant une troupe de liber tins dès longtemps épiés par l’œil de la police, et réservées sans doute à périr un jour par le supplice des scélérats.
Victor. .-- Tout cela est faux.
PE , En
MauRICE (interdit). — Quoi ! vous douteriez ?.. Vicror.—Laissez-moi vous dis-je. (Z7 sort indigné.)