SCENE V
LES PRÉCÉDENTS, excepté RAIMOND.
WozBac.—Qu'il dise un mot, et J'apporte à ses pieds la tête de son persécuteur.
ForBan, (s’'approchant du vieillard, avec respert). — Père de mon capitaine, (il tire son poignard), ce poignard est désormais consacré à ta vengeance.
Tous LES BRIGANDS.— Vengeance ! vengeance !
Rogerr ; (il se relève tout à coup, s'élance au milieu d'eux, et d'une voix lerrible).—Oui, vengeance ! . Ecoutez-moi, Dieu terrible, Dieu vengeur des forfaits ! j'élève ici vers toi cette main sanguinaire : je jure par le silence et les ténèbres qui nous environnent, par ces astres qui se balancent au-dessus de nos têtes, de ne pas revoir le soleil, sans avoir ravi la lumière à l'exécrable parricide. (Aux brigar !s, d'un sentiment élevé.) Et vous, découvrez vos têtex, prosternez-vous dans la poussière. ({ls mettent un genou à terre.) Adorez la main invincible qui atteste votre mission et ennoblit vos destinées. Non, vous n êtes plus des brigands. Vous portez dans vr mains le glaive des vengeunces célestes, vous êtes devenus les anges de la mort, les terribles exécuteurs des hauts décrets de l'Eternel. Levez-vous tous, ce jour vous sanctifie. (Les brigands se lèvent).
WozB4c.—Ordonne ; que faut:il faire ?
RogBErT, (à Wolbac).—-Viens toucher les cheveux blancs qui couvrent ce front respectable. (II le mène
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à son père et lui fait toucher ses cheveux, puis avec force.) Maintenant, va venger mon père.
WozBac, (vivement ).—Où ? quand ? comment ?
parle. Je suis tout prêt.
RosEerT.—-Prends vingt hommes et cours an châ: teau de Moldar... Qu'on arrête Maurice, et qu’on le traîne ici... C’est sur cette place qu'il doit être jugé. Qu'il voie tous ses forfaits, (en montrant le vieillard,) qu'il tremble et qu’il meure. Allez, courez, volez, je compte les minutes. (J/s sortent en grand nombre, précédé de Wolbac : tous les autres se retirent dans le fond.) À