‹ Les brigands de Franconie [microforme]Chapitre 48 sur 52 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

LE VIEILLARD, (OUjOUTS ASSOUpPi ; ROBERT, (BRI- GANDS, au fond.)

RoBerT, (attendri, les yeux fixés sur le vieillard, après un long silence).—Le barbare !. Voyez ce corps épuisé... Un cannibale aurait respecté sa vieillesse, et son fils l’assassine ! Quelle douceur dans ses traits à travers ce sommeil de mort ! (Avec douleur à un brigand.) Il semble méditer des bienfaits, ou compter les heureux qu'il a faits... Ah ! pourquoi n'osé-je le nommer mon père ! que du moins j'embrasse ses genoux, (4 ses pieds,) que je goûte un moment le bonheur d'être son fils... Je suis seul avec lui. (Après une réflexion). Si je dérobais sa bénédiction ! (Attendri.) La bénédiction d’un père, dit-on, n’est jamais sans grande efficace. (Z{ lui serre les genoux sans y songer).

LE VIEILLARD, (réveillé avec effroi).—Etranger.…. que fais tu ? que veux tu ? :

Roger, (toujours à ses vieds).—J’ai brisé les verrous de ta prison, je t'ai donné la liberté, ne me refuse pas une grâce.

Le vigiLLARD.— Parle, que me demandes-tu ?

Roserr, (attendri).—Ta bénédiction... mon père...

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LE viEILLARD.—Et tu l’as méritée. (11 lui pose la main sur la tête.) Sois juste et bienfaisant, et tu se ras heureux. — Que ne puis-je ainsi bSnir mes fils ! Ah ! Maurice !.… (17 pleure.)

RoBERT. — Quoi ! tu le pleures, ton meurtrier, au pied de cette tour !

Le VIEILLARD, (avec douleur).— J'ai persécuté son frère... O père infortuné ! je vis, et mon Robert n’est plus.

RoBerr.—Ton Robert, il respire, il vit.

LE viEiLLaARD.—Comment ! que dis tu ?

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