SCÈNE VIII
LES PRÉCÉDENTS, WoLBAC, à la tête des brigands.
WozBac.—Capitaine, nous avons suivi tes ordres, mais il n’était plus temps. Il s'est fait justice luimême. À peine nous a-t-il aperçus, et appris de quelle part nous venions, que du haut d’une tour il s’est précipité dans le Main. (Tous les brigands se rangent tristement des deux côtés de lu scène.)
LE viEILLARD, (se lamentanti.—Qu'ais-je entendu ! mon fils. mon fils est mort !
Rogerr, (à purt). — Et grâce au ciel, mes mains sont innocentes.
LE VIEILLARD.—Maurice est mort, et je n’ai pu lui pardonner !
Vicror.— Robert vous est rendu.
LE vieiLLARD.—C'est donc à vous, mes enfants, à vous seuls à fermer mes yeux. Approche, mon fils !.. Tu resteras avec nous.
RoBerT.—Ah ! si vous saviez... je suis un brigand ! ma tête est proscrite. |
ForBan, (à! sort des rangs, et met le sabre entre Victor et Robert). — Arrête, capitaine. N’astu pas juré cent fois de nous rester fidèle ? tes serments sont-ils déjà oubliés. .
Rogerr.—Tl a raison : Dieu ! Dieu !
WozBac.—Ne te souvient il plus des dangers que nous avons bravés, des maux que nous avons soufferts pour toi ? Est-ce là le prix de notre attache ment ?
RogerT.—Ah ! mon père !
ForÿaAn.—Que sont devenus ces plans si hardis, ces desseins si élevés dont tu flattais notre ambition ? As tu déjà oublié les services de Roller, de Razmann et de-tant d’autres qui se sont sacrifiés pour toi ? Leurs mânes doivent être indignés de ta faiblesse. Nous étions libres tantôt, et, loin de te livrer, nous