‹ Les brigands de Franconie [microforme]Chapitre 52 sur 52 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

LES PRÉCÉDENTS, RosENSKkY, accourant.

WorB4oc.—Capitaine !

RoBerr, (désespéré, le repoussant)—Je ne vous connais plus. Laissez-moi mettre un terme à mes malheurs !.. (J{ se débat entre leurs mains.

Rosinsky.—Ils sont finis.—Reconnais Rosinsky, ton parent, le fils du comte de Berthold.

LE VIEILLAR9.--Que dit-il / Bertnold me 7°

RoBerr, (vec ivowble).—Toi, le fls-Gà Bérihold ?

RosINsKY, (érès vivement) —Mon père à remis à l'empereur le mérasire adressé pur toi. “Le réiit de tes attentats avait irrité sa justice, mais t0n respect pour le malheur, la générosité, la grandeur d’âme qui

te font admirer jusque dans tes excès, ont ranimé l'espoir de ta famille. Depuis un mois, témoin de toutes tes actions sublimes, j'ai écrit ; tes malheurs ont attendri le souverain, nos vœux sont accomplis, et voici ton pardon. (1! lui donne un papier.)

RoBerT, (avec transport, se relevant).—Mon pardon !... Ah! mon père... mon pardon !... (Tristement.) Et celui de mes camarades ?

Rosinsky.—Est aussi accordé s'ils jurent de servir, sous toi, l'Etat, dansun corps franc de troupes 1é gères.

RoBERT.—Je réponds d’eux.

Tous LES BRIGANDS.—Nous le jurons !

RosiNsky.—O Robert ! l’empereur touché de tes remords, veut réformer par sa justice tous les abus que tu punissais par la force. (Aux brigands.) Il veut vous pardonner vos crimes, et s’éclairer par ses vertus.

ROBERT, (emalté).—Et bien ! Forban, Wolbac, et vous tous, mes amis, qui avez partagé mes revers, venez partager ma fortune. Consacrons désormais, à la défense de la patrie et des lois qu’on va réformer, le courage que nous avons mis à les venger quand on les outrageait ; et si jamais. si dans le rang où le destin remet votre Robert, ou ma bouche ou ma main commandait quelque acte oppresseur, (il remet son poignard à Forban,) prenez ce fer,frappez ; que mon arrêt de mort, cloué sur ma poitrine, porte ces mots effrayants aux parjures : « Robert, qui punissait les crimes, est devenu lui-même un traître à ses ser. ments ; ce poignard a tranché ses jours.» (À Hosinsky.) Et toi, moù cher Berthold, ‘parent goble et généreux, viens jouir avec mous du fruît.ds tes'Tienfaits.

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