FIN
(k). On Ift dans VIndépendente de Naples.
« On parle beaucoup en yille d*un fait horrible et mystérieux arrivé dans la soirée du ti courant. Dans la rue Foria, à peu de distance des yieiiles maisons non encore rebâties, il se loue au quatrième étage, quelques chambres meublées à Tusage des ouvriers. Un maçon habite une de ces chambres. Dans la nuit de yendredi dernier, il entendit frapper à sa porte et on l'appelait par son nom; il ouvrit et vit deux hommes qui lui demandèrent de Tenir avec eux pour un travail d'urgence. Le pauvre homme hésita, allégua l'heure avancée; mais, vaincu par l'offre d'une belle récompense, il se décida à y aller. Arrivé dans la rue il s'y trouvait une voiture tonte prête où ils montèrent tous trois ; mais à peine y étaient-ils, que les deux individus, tirant un revolver de leurs poches, bandèrent les yeux du maçon de manière qu'il ne put rien voir autour de lui. La voiture chemina longtemps changeant souvent de direction. Lorsqu'on fut arrivé on fit descendre le maçon ; on entra
dans une maison. Après avoir monté plusieurs étages, on arriva dans une chambre où le bandeau fut retiré au maçon.
« Il lui fut commandé de faire dans Tépaisseur du mur un trou assez large pour contenir un cercueil. Le maçon commença par refuser, mais menacé de mort il fit l'ouvrage qui lui était demandé. Quand ce fut fini, on apporta d'une chambre voisine un cercueil vide avec son couvercle, et ensuite liée et trainée par ces deux misérables apparut une jeune femme vêtue élégamment qui se débattait de toutes ses forces. La malheureuse jeune femme fut mise par force dans le cercueil sur lequel le couvercle fut cloué. On plaça ensuite le cercueil dans le trou préparé. Le maçon, toujours sous menace de mort, fut contraint de reboucher le trou de manière à ce que rien ne pût se voir.
« Gela fait, on lui banda de nouveau les yeux, et il fut conduit à la Marine, où, ayant été débandé, les deux mdividus lui donnèrent dix piastres, lui disant d'aller en paix et qu'on ne lui imposait même pas le secret. Le maçon, sans retourner chez lui, courut immédiatement à la police faire sa déclaration de Tévénement, mais ne pouvant donner aucun indice qui pût guider l'autorité, la police le retint dans l'espérance d'obtenir de nouveaux indices, et en attendant elle a envoyé dans tous les villages voisins et fait toute la diligence possible aflu d'obtenir un fil qui puisse la guider à la découverte des auteurs d'un crime aussi atroce. »
\A. B.) Lé ministère vient de faire publier les états de service de Donatello Crocco, brigand qui se qualifie
lui-même de général de S. M. le roi des Deux-Siciles, François II. Grocco en 1855, a été condamné par la cour de justice de Fotenza, à dix-neuf ans de galères pour quatre vols qualifiés exécutés avec effraction et Yiolence. Du !•' mai 1860 au 25 octobre 1863, Grocco a commis soixante-quatre assassinats et yoIs dont plusieurs ont été accompagnés d'incendies. Depuis 1863 jusqu'à ce jour, l'autorité militaire, en yertu de la loi sur le brigandage, étant saisie des crimes et délits commis à main armée sur les grandes routes, il est impossible de suivre pas à pas la longue trace de sang que Grocco et ses compagnons ont laissée derrière eux.
Il semblera à tout le monde que ces états de service régulièrement transmis aux autorités militaires françaises à Rome, suffisent pour obtenir sur-le-champ l'extradition de Grocco et sa consignation aux autorités italiennes ; cependant le gouvernement pontifical a déjà répondu « qu'en général sa mission pacifique consiste simplement à mettre ceux qui sont entre ses mains dans rimpossibilité de recommencer leurs tentatives. •
Si les autorités françaises pouvaient accepter une telle déclaration, le brigandage éclaterait de nouveau dans la plupart des provinces napolitaines, car en touchant le sol sacré de Rome, les brigands se sauraient en sûreté. Déjà même, en dépit de la vigilance des troupes, malgré la résistance des populations dont le moral s'est relevé, le brigandage reparaît sur bien des points. Ainsi, Giuliano se montre avec une bande dans la Terre de Labour, qu'on croyait délivrée. Le trop célèbre Fuoco est reparu à Mignano, près Gaserte. Palmi, près Bassano, Galabre citérieure, à la tête de quinze larrons, s'est présenté le 25 du mois dernier à la ferme dite de S. Stefano.
Le contadino qui cultiTe cette ferme, Joseph Arei, reçut
ordre d'en sortir ayec ses enfants et ses serviteurs. Le
feu fut mis aux bâtiments, aux meules de grains. Arei,
dont tout le crime consistait à avoir refusé un cheval et
de l'avoine aux brigands, fut attaché et gardé à vue,
ainsi que ses enfants tant que dura l'incendie. Quand les
flammes n'eurent plus à dévorer que quelques débris
amoncelés sur le sol, Palmi donna ordre de mettre Arei
à mort sous les yeux de ses enfants ; le malheureux
fermier fut massacré sur le-champ à coups de stylet. Les
enfants liés à des arbres, restèrent en présence du
cadavre de leur père jusqu'à ce que, le lendemain, des
paysans, attirés par la lueur de l'incendie, vinssent les
délivrer.
(Gazette officielle).
Les horreurs du brigandage se sont multipliées depuis un mois. Une personne de ma connaissance, arrivant de Basilicate, me fait un récit navrant des incidents qui se sont produits dans le pays de Melfl, de Rionéro : treize soldats assassinés au moment où écrasés par le nombre des brigands, ils déposaient les armes; terreur inexprhnable de tous les propriétaires isolés de la contrée ; et tout le reste qu'il serait trop long de décrire ici et qu'on s'imagine d'ailleurs facilement d'après tous les récits des trois précédentes années.
Le terrible Grocco est toujours le chef dominant du brigandage dans le nord de la Basilicate, au pays de Melfl, et sur les rives de l'Ofanto. 11 se déplace souvent, ayant trompé tout l'hiver la surveillance du général Pallavicini, et trompant maintenant celle du général Franzini.
Pour compléter vos notions sur les actes épouvantables du brigandage, je vous citerai un fait tout récent.
Le 8 juin, yers la rivière l'Ofanto, qui se Jette dans l'Adriatique, un homme de soixante ans, Benedetto Finlguerra, pris par une bande, a été attaché à un arbre et dépecé comme un animal de boucherie. Après lui avoir arraché les yeux, coupé le menton et les parties naturelles, au milieu des plus atroces plaisanteries, on lui a ouvert le ventre pour brûler ses entrailles. Cet homme n'avait jamais pris aucune part à la politique ; il a été victime d'une vengeance personnelle.
(Correspondance du Siècle),
(6). Le major Fumel s'est acquis une grande réputation par sa manière de poursuivre les brigands, voici un exemple des procédés employés par lui.
Cet officier marcha avec un bataillon de troupes régulières, sur la résidence 'd'un grand propriétaire de la campagne, qui, avec d'autres, était soupçonné d'entretenir des correspondances avec les brigands. Arrivé i cette résidence, le chef piémontais demanda à y passer la nuit. Après avoir été reçu à la table de son hôte, le major Fumel, ne composant plus son rôle, déclara nettement au seigneur qu'il avait trois minutes pour lui produire une liste des bandits qui devaient se trouver dans le voisinage, ou que son château serait brûlé de fond en comble. — Sous cette terrible menace, le propriétaire 'produisit la liste. — Le major Fumel fit arrêter les personnes qui y était mentionnées, et commanda qu'on les amenât dans la cour du château, avec ordre de les fusiller tous en comprenant son hôte dans la liste des victimes. D'une manière ou d'une autre, cette façon sommaire d'agir était parvenue à l'oreille du gouvernement; l'exécution fut arrêtée; et là- dessus le major Fumel brisa, indigné, sa commission. {Gazette officielle).
(C). « Les brigands, nous disait le préfet delaproYince « de Gapitanata, sont adonnés à tous les yices et à toutes « les scélératesses; mais il font dire des messes, et les « paient largemen t. >» Un colonel de notre armée, qui passa plusieurs mois dans la même province de Gapitanata, nous raconte un usage à la pratique duquel les prêtres ont part. Pour se rendre invulnérables, pour se mettre à Fabri des dangers, pour affronter courageusement la mort, les brigands, en se préparant à leurs sanguinaires et criminelles entreprises, se font consacrer par un prêtre, qui leur confie une sainte hostie, en Fintroduisant à la base du pouce au moyen d'une entaille. Quelques brigands, tombés naguère au pouvoir de la justice, ont déclaré qu'ils avaient reçu des prêtres des images sacrées, avec la recommandation de les mettre dans leur bouche, et la promesse que, de cette façon, fis sortiraient sains et saufs de tous les combats.
(Rapport sur le brigandage).
Destinée moins à compléter la préfatîe qu'à dissiper les doutes que le lecteur aurait pu concevoir en lisant ce livre.
Lesquels doutes porteraient naturellement sur la participation de Rome avec le brigandage.
(Correspondance particulière du Siècle).
Naples, mai, 1864.
La cour d'assises de Sainte-Marie de Gapoue est saisie, en ce moment, d'un procès des plus importants, qui s'appelle le procès de la réaction disernia. Il y a quatrevingt cinq accusés, dont soixante- dix- neul présents, e six (les chefs naturellement) réfugiés à Rome.
Cette réaction d'Isemia, qui arriva du 29 septembre au 20 octobre 1860, peu après l'entrée de Garibaldi à Naples, quand l'ex roi François II tenait Gaëte, présente des circonstances épouvantables. On n'évalue pas à moins de 1,200 les victimes des deux partis. Des maisons furent incendiées par les bourbonniens. Un jeune homme de
dix-hait ans, Francesco Jadopi, dont le père était libéral, eut les yeux arrachés. Le palais de M. Jadopi actuellement député, fut brûlé.
A la tête des bourbonniens était FéTêque, Mgr SaladîQO, qui ayait apparemment rêvé d'être le Ruffo de notre époque. Il était secondé par un certain chanoine Giura, qui, allant prendre les ordres de François II à Gaëte, revenait en disant : // faut donner carte blanche aux paysans.
Mais un détail tout à fait spécial, c'est que le chef de l'insurrection était M. de Zellis, beau-père de M. Jadopi, chef des libéraux, et que les partisans de M. de Zellis tuèrent son propre petit -fils, après l'avoir horriblement torturé. Une circonstance odieuse est mise, à tort ou à raison, à la charge de M. de Zeliis : son petit-fils n'était pas encore mort, comme on l'emportait, il aurait refusé de le recevoir dans sa maison.
Mgr Saladino est mort ; M. de Zellis et les autres principaux chefs de l'insurrection sont à Rome. Sur les 79 accusés qui ont été arrêtés, et qu'on juge en ce moment il y a des hommes qui ont une grande influence dans ces événements.
Le retard qu'a éprouvé ce procès provient de ce que la cour de cassation a dû intervenir pour un appel des prévenus sur la mise en accusation. L'instruction de cette affaire se sera ainsi prolongée près de trois ans et demi. Vous savez d'ailleurs qu'il est assez d'usage ici de compter dans la peine le temps de la prison préventive.
Naples, 14 mai.
Le procès de la réaction d'isernia (en octobre 1860) se déroule en ce moment à Sainte -Marie-de-Gapoue, sous
la présidence de M. .le juge Gapone. G*est un procès monstre, sous tous les rapports. Ify a 97 accusés, dont 20 contumaces et T7 présents. Un seul avocat est chargé de la défense de 24 paysans.
On ne s'aurait s'imaginer toutes les horreurs que ce procès révèle. Parmi les pièces sont des lettres écrites à François II, alors à Gaëte, et qui furent trouvées quand la ville fut prise par Gialdini. Dans ces lettres des gens se vantent et se font un mérite, d'avoir tué des libéraux {io ammazai), et ils demandent des récompenses, des bureaux de tabac, et le reste. Sur de telles lettres, François II a écrit de sa main lauministre deVintérieur.
Les deux principaux chefs de la réaction étaient, conmie Je vous l'ai dit, Tévèque Saladino (il est mort) et M. de Zellis (il est à Rome). Les notables qui sont en ce moment au banc des accusés sont le chanoine Giura et plusieurs propriétaires, comme MM. Melogli et Simone. Une jeune femme de trente ans attire surtout les regards; elle est chargée du crime le plus saillant : des témoins déposent lui avoir vu arracher les yeux du jeune libéral Francesco Jadopi, âgé de dix -huit ans. Tune des victimes les plus touchantes de cette horrible tragédie de vingt jours. Gette jeune femme s'appelle la Taburro.
Le système des accusés est la négation pure et simple. Aucun ne soutient cette thèse que, à ce premier moment, François II étant encore à Gaëte et Garibaldi étant à Naples seulement depuis un mois, il a cru être en droit de défendre la cause du roi Bourbon. Tous, môme ceux qui ont porté le portrait de la reine Marie-Sophie en triomphe, se proclament très-bons libéraux. Le chanoine Guria lui-même, déclare qu'il adopte les idées nouvelles, et même que feu l'évoque Saladino le persécutait pour son libéralisme.
Bref, cette affaire épouvantable, qui coûta la vie à 1,200 personnes des 'deux côtés, dans laquelle les maisons des libéraux furent incendiées, aboutit aujourd'hui à un ensemble de lâchetés qui dépassent rimagfnation. Ce procès portera un grand coup au bourbonnisme.
Le président Gapone a ouvert les assises par un excellent discours aux jurés :
« Rappelez vous, » leur a-t-il dit, « que dans cette enceinte vous êtes des juges étrangers à tout parti politique. Si ces hommes doivent être frappés, qu'ils soient obligés de s*avouer à eux mêmes que vous aurez frappé en eux leurs crimes et non leurs opinions. »
Cette allocution a produit le meilleur effet, et quelquesuns des accusés en paraissaient émus.
Je crois utile de vous indiquer quelques-uns des témoignages les plus importants qui se sont produits aux assises de Sainte -Marie de Gapoue, dans ce qu'on appelle le procès de la réaction Slsemia (octobre 1860).
Un chanoine de la cathédrale d'Isemia, le chanoine Giura, et Gimone, bien que d'opinions libérales au fond, cependant, par ambition et par manque de confiance dans le succès de la révolution italienne, se mirent dans le complot et en furent le véritable conseil, parce qu'ils étaient de beaucoup les plus intelligents.
Un bourgeois d'Isemia, — nos gros d'Isemia étaient en rivalité à qui aurait des alliances à la cour ou près de la cour, — M. Lellis (celui qui est réfugié à Rome), avait fait épouser à son fils une fille supposée de Ferdinand II. Gette demoiselle était, à ce que tout le monde dit, la fille adultérine de feu le roi. M. Mélogli (présent au procès) avait épousé la fille du général Lavia.
Un autre bourgeois d'Isemia, M. Abeille, était d'une
famille française établie depuis le roi Murât dans notre contrée. Il avait épousé une sœur de M. Melogli. Cette dame étant moirte sans enfants, son mari hérita de se^ Mens, ce qui le mit très-mal avec les Melogli. Quand la réaction vint, on envoya tuer M. Abeille. J'étais présenta Tassassinat. Voyant venir les assassins, il leur dit : — Mais je suis le beau frère de votre chef Melogli. — Ce sont précisément les Melogli qui nous envoient et qui nous ont chargé de te dire qu'il faut maintenant mourir. Il fut poignardé.
Un ex-réfugié à Rome dépose.
D. Vous avez connu à Rome les de Lellis ?
R. Oui, monsieur le président.
D. Leur avez- vous entendu parler de leur petit-flls e neveu Francesco Jadopi, 18 ans, qui fut assassiné, et auquel on creva les yeux.
R. Oui. Les fils de Lellis disaient que c'était un libérai, qu'il avait mérité de mourir, et qu'il leur agaçait les nerfs avec son libéralisme. Facera il liberatione, e ci urtora i nervL
Ainsi, il résulte de ce témoignage et de quelques autres que les de Lellis acceptent la responsabilité du meurtre de leurs petit-fils et neveu, un enfant de 18 ans, auquel en effet ils refusèrent un asile au moment où il allait expirer.
Déposition de M. Luca, préfet de la province au moment de la réaction, et actuellement préfet à Avellino , — Quand j'arrivai à Isernia, madame Jadopi, mère du jeune français assassiné, vint se jeter à mes genoux, me demandant la grâce de son père, M. de Lellis. Je lui fis observer que M. de Lellis était accusé d'avoir fait tuer son enfant. Elle me dit : Mon fils est mort, mais celui-ci est mon père.
Ce procès est d*ua intérêt plus dramatique. Il y a foule à SaiDte-Marie.
Je TOUS parlais la dernière fois d'une femme de 28 à 30 ans, la Taburro, accusée d'avoir creyé les yeux au jeune Francesco Jadopi. 11 résulte des témoignages qu'il y a erreur de personne : la fille Taburro, qui est présente au procès, n'est pas la yraie coupable ; celle-ci est aussi une fille Taburro, mais elle s'est sauvée sur le territoire romain, et on n'a pu découvrir sa trace. Elle sera dans quelque couvent.
Beaumarchais a dit « tout finit par des chansons, » Lalande, je crois, a répondu que tout n'était que chiffre et que tout finissait par des chiffres. — Partant de cet axiome, voici pour terminer la statistique officielle des pertes éprouvées par le brigandage pendant l'espace de trente mois.
Cette page a bien son éloquence.
Dans les premiers huit mois de 1861, 365 fusillés, 1343 tués en combattant ; 1571 arrêtés;
En 1862, 594 fusillés, 950 tués en combattant, 1106 arrêtés;
Dans le premier trimeste de 1863, 79 fusillés, 120 morts en combattant, 91 arrêtés ;
Total : 1038 fusillés et 2413 morts en combattant; c'est à-dire 3451 morts et 2768 arrêtés.
Lugubres chiffres encore que ceux là, douloureux document témoignant de l'hérédité du crime et de la barbarie que nous ont léguée tant de siècles de corruption et d'esclavage I
Outre cela, se sont successivement présentés dans les 8 premiers mois de 1861, 267 brigands En 1862, 634.
Dans le courant du premier trimestre de 1863, 31 ; en tout, 932.
Ainsi, le nombre total des brigands morts, arrêtés, présentés yolontairement, mis enfin hors de combat, 8*élèyeraità7,t51
Enfin comme conclusion, je donnerai ici la traduction des passages qui forment celle du rapport officiel au parlement Italien sur le brigandage.
Après ayoir prouTé que tout Tient de Rome où sont les receleurs, les banquiers et les fournisseurs des brigands, les rapporteurs ajoutent :
Un seul mot du baut de la cbaire, une seule suggestion murmu ne. au confessional, auraient suffi à éloigner, ou du moins à atténjaer le fiéau ; mais ce mot n'a pas été dit, cette suggestion n'a pas été murmurée. On nous a déclaré et répété, dans toutes les localités que nous avons yisitées, que du confessional partent les incitations et lés encouragements au brigandage. On ne nous a pas donné, et on ne pouvait nous donner les preuves authentiques de cette assertion ; mais cela n'empêche pas qu'elle n'exprime une conviction morale qui est profonde et universelle. Il est certain qu'un seul root proféré par le tribunal de la pénitence et adressé aux femmes et aux parents des brigands aurait eu une salutaire et immédiate influence. Est-ce faire une supposition risquée, que conclure de l'absence de l'eff'et à l'absence de la cause ? Si ce mot avait été dit, les brigands les moins endurcis et les moins pervers n'auraient- ils pas peut-être changé de vie? Ou, en mettant les choses au pire, le nombre des hommes disposés à mal faire n'aurait- il pas diminué? La chaire habituellement s'est tue, mais quand elle n'a eu la crainte des rigueurs de la justice humaine, elle a soutenu la cause du brigandage, elle s'est étudiée à la
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sanctifier, elle a en Faadace sacrilège d'éleyer les hommes salis de boue et de sang qui s'y lirrcnt à la dignité des martyrs.
Les habitants du Vatican ne peuyent ignorer et n'ignorent certes pas qu'elles sont la conduite, les démarches, les œuvres des habitants du palais Famèse ; ils sont donc à blâmer des actes de ceux-ci conmie si c'était leurs propres actes. Cette vérité n'a pas besoin d'être démontrée : son évidence est palpable; L'officine d'importation du brigandage dans les provinces napolitaines, établie par François II et par ses suivants cosmopolites dans Rome, est la condamnation de qui l'a établie de qui la tolère et la soutient.