AMÉNAÏDE, ERNESTINE
AMÉNAÏDE, arpentant la tcèno ton journal à la main.
Quel homme !.. Quel caractère ! Quelle nature!.. Belle nature!.. belle nature...
Qui, papa?
AMÉNAÏDE
Ton père!., mais il ne lui va pas à la cheville! Ton père un Siraco?.. Allons doue... Quel sang-froid... Quel courage... Ouellc volonté !... Ce récit est palpitant!., je pal-
pile!.. Ernestine, veille céans, je vais palpilcr dans ma chambre.
ERNESTINE
Mais alors, ma tanle, vous approuvez donc le projet de mon père ?
AMÉNAÏDE
Ernestine, mon enfant, retiens bien ceci : La vie n’est que luttes. Tout le monde lutte ici-bas... les plus grands hommes de l’antiquité ont toujours lutté... Vois, Apollon, on ne le représente jamais sans... luth... Sur ce, fais comme Apollon, lutte et ne te plains pas !.. (Usant.) « 11 se précipite à la tête des chevaux, il arrête la voiture cl se livre au pillage des voyageurs éperdus. »
(Elle sort en continuant de lire.)