‹ Les bronzes d'art et d'ameublement ;Chapitre 5 sur 69 · Savary des Bruslons, Dictionnaire de commerce, à Broxze · texte numérisé non relu

Savary des Bruslons, Dictionnaire de commerce, à Broxze

3. Il est même à noter qu'à cette époque la fabrication du laiton était inconnue en France. C'est seulement en 1764 que la théorie de cette fabrication fut expliquée dans un livre fort bien fait et superbement illustré, intitulé l'Art de convertir le cuivre rouge ou cuivre de rosette en laiton ou cuivre jaune, par M. Galon, colonel d'infanterie. J'ajouterai que cette révélation ne porta pas de fruits immédiats, car on lit dans le deuxième volume des Annales de l'industrie, — consacré à l'Exposition de 1819 (p. 211) : « Personne n'ignore qu'il n'existait en France, avant 1810, aucun établissement pour la fabrication àxxlailon. Une dépendance absolue de l'étranger était la conséquence de cet état de choses, et, depuis des siècles, un immense numéraire allait lui payer annuellement un tribut considérable, pour nos besoins de ce genre, »

ont permis de connaître la composition des bronzes si justement célèbres des frères Keller. Leurs statues, qui, à Versailles, ont pris, sous l'action du temps, une si belle patine, sont formées de

Cuivre.... 91.60

Zinc 5.33

Étain 1.70

Plomb 1.37

La statue de Henri IV, œuvre de Dupré, détruite à la Révolution, était coulée en un bronze composé de :

Cuivre 87.80

Zinc 6.52

Étain 5.10

Plomb 0.58

Enfin la formule du bronze employé par la maison Bar bedienne, formule qui me fut communiquée par M. Barbedienne lui-même lorsque j'écrivais mon livre Y Art dans la maison, s'établissait, à cette époque, de la façon suivante :

Cuivre 93

Étain 6

Zinc 1

Cette dernière formule, toutefois, n'avait rien d'absolument fixe. Elle subissait des atténuations suivant la destination des œuvres, et la coloration qu'on prétendait donner au métal. Néanmoins il résulte de la comparaison de ces divers alliages que la composition du bronze, dans tous les pays et à toutes les époques, n'a pas varié d'une façon aussi grande qu'on serait tenté de le supposer au premier abord.

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