LA FO.\TE DIAMETRE
Cloche de l'abbaye de Fontenailles, — — —
actuellement au musée de Bayeux. 1202 0.65 0.67
Cloche Saint-Emilaud (dioc. d'Autun). 1491 0.92 0.72
— Chagny (Saône-et-Loire) 1449 0.91 0.71
— Santenay (Côte-d'Or) 1475 0.70 0.60
— Tintry (Saône-et-Loire) 1515 0.85 0.70
— Sens : la Potentienne 1560 2.40 1.90
— — la Sat'inienne — 2.90 2.08
— Decise (Saône-et-Loire) 1618 1.20 1.03
cloche n'est pas un son simple. C'est un composé de divers tons produits par la vibration des différentes parties de métal, entre lesquels, comme cela se remarque dans l'orgue, les tons fondamentaux doivent absorber les harmoniques.
« Le rapport de la hauteur de la cloche à son diamètre est comme 12 à 15, ou dans le rapport d'un son fondamental à la tierce majeure, écrit Diderot dans son excellent article de M Encyclopédie* : d'où l'on conclut que le son de la cloche est composé principalement du son de ses extrémités ou bords, comme fondamental, du son de son cerveau, qui est à son octave, et de celui de la hauteur, qui est la tierce du fondamental. »
Enfin la forme, le poids, l'épaisseur, ne décident pas seuls de la qualité du son ; il faut encore compter avec la composition de l'alliage. Pas plus que les proportions relatives de la hauteur comparée à la base, la composition de celui-ci n'a jamais eu rien de très fixe. Si nous prenons deux cloches fondues exactement à la même époque et par le même fondeur, la Chasse- Rlbaud de Rouen et sa sœur la Rowel, nous verrons que la première renferme : cuivre, 76.10; étain, 22.30; fer et zinc, 1.60. — La seconde : cuivre, 71; étain, 26; zinc, 1.80;
Fi£. 56.
-Cloche de l'église de Moissac (Tara-et- G-aronne). (Fin du XIIIe siècle).