I.E DUC GERHARD
Il rit.
Ah bah !
Depuis quelques instants la porte du donjon à droite s'eat ouverte, et a laissé voir quelques degrés d’un escalier sombre sur lesquels ont apparu deux vieillards, l’un âgé d’un peu plus de soixante ans, cheveux gris, barbe grise; l'autre, beaucoup plus vieux , presque tout à fait chauve avec une longue barbe blanche; tous deux ont la chemise de fer, jambières et brassières de mailles. la grande épée au côté, et, par-dessus leur babil de guerre, le plus vieux porte une simarre blanche doublée de drap d'or, et l'ait-
tre une grande peau de loup dont la gueule s'ajuste sur sa tête.
Derrière le plus vieux se tient debout, immobile comme une figure pétrifiée, un écuyer à barbe blanche, vêtu de fer et élevant au-dessus de la tête du vieillard une grande bannière noire sans armoiries.
Otberl , les yeux baissés , est auprès du plus vieux qui a le bras droit posé sur son épaule, et se tient un peu en arrière.
Dans l’ombre , derrière chacun des deux vieux chevaliers , on aperçoit deux écuyers habillés de fer comme leurs maîtres , et non moins vieux, dont la barbe blanchie descend sous la visière à demi baissée de leurs heaumes. Ces écuyers portent sur des coussins de velours écarlate les casques des deux vieillards , grands morions de forme extraordinaire dont les cimiers figurent des gueules d'animaux fantastiques.
Les deux vieillards écoutent en silence; le moins vieux appuie son menton sur scs deux bras réunis et ses deux mains sur l'extrémité du manche d'une énorme hache d'Écosse. Les convives, occupés et causant entre eux , ne les ont pas aperçus.
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