‹ Les Burgraves trilogieChapitre 46 sur 49 · GOND1CAR1US · texte numérisé non relu

GOND1CAR1US

Qui?

TEUDOÎ1.

Les vieillards. Le père et le ftls. Paix ! vous dis-je. Excepté, — je le tiens de la nourrice Edwige, — Madame Régina qui vient près d’eux prier ,

Excepté celOtbert, ce jeune aventurier ,

Arrivé l’an passé, bien qu’encor fort novice ,

Au château d’HeppenhefF pour y prendre service ,

Et que l'aïeul , puni dans sa posjérilé ,

Aime pour sa jeunesse et pour sa loyauté ,

Nul n’ouvre celte porte, et personne ici n’entre.

Le vieil homme de proie est là seul dans son antre. Naguère au monde entier il jetait ses défis ;

Vingt comtes et vingt ducs, ses fils, ses petits-fils , Cinq générations dout la montagne est l’arche , Entouraient comme un roi ce bandit patriarche.

Mais l’âge enfin le brise, il se tient à l’écart ,

Il est là , seul , assis sous un dais de brocart.

Son fils , le vieux Magnus , debout , lui tient sa lance.

Durant des mois entiers il garde le silence;

El la nuit on le voit entrer, pâle, accablé ,

Dans un couloir secret dont seul il a la clé.

Où va-t-il ?

SW AN

Ce vieillard a des peines étranges.

HAQUIN.

Ses fils pèsent sur lui comme les mauvais anges.

KUNZ.

Ce n’est pas vainement qu’il est maudit.

60NDICARIUS.

Tant mieux !

swan.

Il eut un dernier fils étant déjà fort vieux.

Il aimait cet enfant. Dieu fit ainsi le monde : Toujours la barbe grise aime la tête blonde.

A peine âgé d’un an , cet enfant fut volé.

KUNZ.

Par une égyptienne.

HAQUIN.

Au bord d’un champ de blé.

swan , à Kunz.

As-tu remarqué , fils , au bas de la tour ronde , Au-dessus du torrent qui dans le ravin gronde , Une fenêtre étroite, à pic sur les fossés ,

Où l’on voit trois barreaux tordus et défoncés ?

KUNZ.

C’est le Caveau Perdu ; j’en parlais tout à l’heure.

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