PREMIÈRE PARTIE. — L'AIEUL
JOB, au duc
Qui donc ose parler lorsque j'ai dit: Silence!
• Tous reculent et se taisent. Gorlois obéit et sort.
0TB ERT, è part.
Bien, comte! — 0 vieux lion, contemple avec effroJ Ces chats-tigres hideux qui descendent de toi ; Mais, s'ils te font enfin quelque injure dernière, Fais-les frissonner tous en dressant ta crinière!
G 0 R L 0 1 s , rentrant, à Job.
Il monte, monseigneur.
JOB, à ceux des princes qui sont restés assit.
Debout I
A ses ûls.
— Autour de moi!
A GorloiB.
Ici!
Aux hérauts et aux trompettes.
Sonnez, clairons, ainsi que pour un roi!
Fanfares. Les burgraves et les princes se rangent à gauche. Tous les Qls et oetits-flli de Job, à droite autour de lui. Les pertuisaniers au lond, avec la bannière haute.
Bien.
Entre par la porte du fond un mendiant, qui parait presque aussi vieux que le comte Job. Sa barbe blanche lui descend jusqu'au ventre. Il est vôtu d'une robe de buro brune à capuchon en lambeaux, et d'un grand manteau brun troué; il a la tête nue, une ceinture de corde où pend un chapelet à gros grains, des chaussures de corde à ses pieds nus. 11 s'arrête au haut du degré de six marches, et reste immobile, appuyé sur un long bâton noueux. Les pertuisaniers le saluent de la bannière et les clairons d'une nouvelle fanfare.
Depuis quelques instants, Guanhumara a reparu à l'élage supérieur du promenoir, et elle assiste à toute la scène.
LES BURGRAVEO.