OTBERT, RÉGINA, HATTO, MAGNUS, GORLOIS
LES BURGRAVES, LES PRINCES, GlANNILARO,
Soldats. Puis LE MENDIANT. Puis JOB.
HATTO, àOlbert.
Tu crois?
RÉGINA
Ciell Hattol
HATTO, aux archers.
Saisissez cet homme et cette femme.
OTBERT, tirant son épée et ar rêtint du geste les soldats.
Marquis Hatto, je sais que tu n'es qu'un infâme.
Je te sais traître, impie, abominable et bas.
Je veux savoir aussi si l'on ne trouve pas
Au fond de ton cœur vil, cloaque d'immondices,
La peur, fange et limon que déposent les vices.
Je soupçonne, entre nous, que tu n'es qu'un poltron;
Et que tous ces seigneurs, — meilleurs que toi, baroni —
Quand j'aurai secoué ton faux semblant d'audace,
Vont voir ta lâcheté te monter à la face !
Je représente ici, par son choix souverain,
Régina, fille noble et comtesse du Rhin.
Prince, elle te refuse, et c'est moi qu'elle épouse.
Hatto, je te défie, à pied, sur la pelouse
Auprès de la Wisper, à trois milles d'ici,
A toute arme, en champ clos, sans- délai, sans merci,
Sans quartier, réservés d'armet et de bavière,
A face découverte, au bord de la rivière ;
Et l'on y jettera le vaincu. Tue ou meurs.