TROISIÈME PARTIE
JOB
Grâce!
Assezl
GDANIIUM ARA.
Tu sais l'histoire? Eh bien, Fosco, la place Où Donato tomba poignardé,
Elle montre le banc de pierre.
la voici. —
Le bras qui poignarda.
Elle saisit le bras droit de Job.
le voilà.
JOB
Frappe aussi,
Mais tais-toi 1
GUANIIUMARA.
L'on jeta...
Elle l'entraîne rudement vers la fenêtre.
— Viens! — par cette fenêtre, Sfrondati, Técuyer, et Donato, son maître; Et, pour faire passer leurs corps.
Elle lui montre les trois barreaux rompus.
l'un des bourreaux Avec sa main d'acier brisa ces trois barreaux.
Elle lui saisit la main de nouveau.
Cette main, aujourd'hui roseau, la voilà, comte!
JOB
Grâce I
GUANHUMARA
Quelqu'un aussi demandait grâce. 0 honte I Une femme! tordant ses bras, criant merci I L'assassin en riant la fit lier —
Désignant du pied une dalla.
Ici!
Puis lui-même il lui mit au pied l'anneau d'esclave Le voici.
Elle soulève sa robe et lui montre l'unneau rivé à son pied nu. JOB.
Ginevra!
GUANIIUiM AR A.
Front mort, main froide, œil cave.
o Oui, mon nom est charmant en Corse, Ginevra! Ces durs pays du nord en font Guanhumara. L'âge, cet autre nord, qui nous glace et nous ride, De la fille aux doux yeux fait un spectre livide.
Elle lève son voile et montre à Job son visage décharné et lugubre
Tu vas mourir.
JOB
Merci !
GUANHUMARA
Vieillard, attends avant De me remercier. — Ton fils George est vivant.
JOB
Ciel! que dis-tu?
GUANHUMARA
C'est moi qui te l'ai pris.
JOB
Par grâce 1...
GUANHUMARA
Il avait ce collier au cou.
Elle tire de sa poitrine et lui jette un collier d'enfant, en or et en perles, qu'il ramasse et couvre de baisers. Puis il tombe à ses genoux,
JOB
Pitié! j'embrasse Tes pieds! Fais-le-moi voir!