‹ Les burgravesChapitre 67 sur 83 · TROISIÈME PARTIE. — LE CAVEAU PERDU · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. — LE CAVEAU PERDU

l'empereur.

Des pâtres m'ont sauvé.

JOB, tombant aux pieds de l'empereur.

Je suis à tes genoux 1

Punis-moil Venge-toi!

l' EMPEREUR.

Mon frère, embrassons-nous I Qu'a-t-on de mieux à faire aux portes de la tombe? Je te pardonne l

Il le rclère et l'embrasse.

0 Dieu puissant I

GUANHOMARA, faisant un pas.

Le poignard tombe; Donato vitl je puis expirer à ses pieds. Reprenez tous ici tout ce que vous aimiez, Tout ce qu'avait saisi ma main froide et jalouse,

A Job.

Toi, ton fils George 1

A Otbert.

Et toi, Régina, ton épouse!

Elle fait un signe. Régina, vêtuo de blanc, appnraît au fond de la galerie do gauche, chancelante, soutenue par les doux hommes masqués, et comme éblouie. Elle apeiçoitOlbcrt et vient tomber dans ses bras avi.c un grand cri.

RÉGINA

Ciel!

otbert, Rôgina et Job se tiennent éperdumciit embrasser. OTBERT.

Régina ! mon père !

JOB, les yeux au ciel.

0 Dieu !

GUANHUMARA, au fond.

Moi, je mourrai 1

Sépulcre, reprends-moi l

Elle porte une Qole à ses lèvres. L'empereur va Tiveuieut à elle.

l'empereur.

Que fais-tu?

GUANHUMARA

J'ai juré

Que ce cercueil d'ici ne sortirait pas vide.

l'empereur.

Ginevraî

GUANHUMARA, tombant aux pieds de l'empereur.

Donato! — Ce poison est rapide...

Adieu l

Elle meurt.

l'empereur, sereleTant

Je pars aussi. — Job, règne sur le Rhin 1

JOB

Restez, sirel

l'empereur.

Je lègue au monde un souverain.

Tout à l'heure, là-haut, le héraut de l'empire Vient d'annoncer qu'enfin les princes ont à Spire Élu mon petit-fils Frédéric empereur.

C'est un vrai sage, pur de haine, exempt d'erreur. Je lui laisse le trône et rentre aux solitudes. Adieu 1 Vivez, régnez, souffrez. Les temps sont rudes ! Job, avant de mourir, courbé devant la croix, J'ai voulu seulement, une dernière fois, Étendre cette main suprême et tutélaire, Gomme roi sur mon peuple, et sur toi comme frère.

Page 1