‹ Les burgravesChapitre 8 sur 83 · II AQUIN · texte numérisé non relu

II AQUIN

Hier, au cimetière, au logis des lépreux,

Us étaient tous les quatre et travaillaient entre eux.

Eux, faisaient un cercueil et clouaient sur des planches;

Elle, agitait un vase en relevant ses manches,

Chantait bas, comme on chante aux enfants qu'on endort.

Et composait un philtre avec des os de mort.

S VVAN.

Cette nuit, ils erraient. La nuit bien étoilée, Ces trois lépreux masqués, cette femme voilée, Kunz, c'était effrayant. Moi, je ne dormais pas. Et je voyais cela.

KUNZ.

Je crois, dans tous les cas, QuMci dans les caveaux ils ont quelque cachette. L'autre jour, les lépreux et la vieille sachelte Passaient sous un grand mur d'un air morne et bourru. Je détournai les yeux, i!s avaient disparu I Ils s'étaient enfoncés dans le mur.

IIAQUIN.

Ces trois hommes, Lépreux, ensorcelés, avec lesquels nous sommes, M'importunent.

KDNZ.

C'était près du Caveau Perdu.

Vous savez ?

UERMÂNN.

Ces lépreux servent, et c'est bien dû.

Celle qui les guérit. Rien de plus simple, en somme.

s VVAN.

Mais, au lieu des lépreux, de Ilatto, méchant homme, Kunz, celle qu'il faudrait guérir dans ce château. C'est cette douce enfant, fiancée à Ilatto, La nièce du vieux Job.

KUNZ.

Régina! Dieu l'assiste I

Celle-là, c'est un ange !

HERMANN

Elle se meurt.

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