UE
. Des déchirures verticales, n’intéressant pas toute la
largeur du tendon, peuvent encore être observées. Qu’elles soient complètes ou non, ces déchirures entraînent une réaction dans la bourse séreuse sousjacente : soit hématome simple, soit exsudat qui, une fois résorbé, pourra devenir le point de départ d’adhérences et de cloisonnements de la bourse. Cliniquement, les ruptures du tendon du sus-épineux atteignent le plus souvent l’homme au-dessus de 50 ans. Un sujet fait une chute sur le coude ou la main, il ressent parfois un craquement dans son épaule. L’apparition de la douleur n’est que progressive, dans les heures qui suivent l’accident. Son évolution tardive serait due, pour CODMAN, à l’hématome de la bourse séreuse, et à la contracture des muscles scapulaires progressivement constitués. | Lorsque le malade vient consulter, il se plaint non seulement de cette douleur, maïs encore de l’impossibilité du mouvement d’abduction.
En effet, le bras pendant le long du corps, le
malade est incapable d'effectuer même l’ébauche.
d’un mouvement d’abduction. Mais lorsque l’on met le bras en abduction à 45°, le mouvement redevient possible sous l'effet de la contraction du deltoide. Dans les cas typiques, donc, le malade est incapable de décoller le bras du corps.
Il faut cependant éliminer certaines causes d’erreurs, et différencier l’impossibilité vraie de l’abduction, de la gêne fonctionnelle par crainte de la douleur chez un sujet pusillanime. CODMAN recommande
DES | 60 à
alors d'établir la différence par l’infiltration novocaïnique de la région douloureuse. ù
La palpation de l’épaule donne peu de renseignements : on peut observer une tuméfaction dans l'aire de la bourse séreuse ; la pression du sommet de la grosse tubérosité révèle une douleur vive.
L'examen radiologique n’est d’aucun secours pour ce diagnostic : il donne peu de renseignements, en dehors d’une décalcification de la tête humérale dans les cas anciens. |
Pour CopMan, le simple doute en faveur d’une rupture tendineuse indique impérieusement l’incision exploratrice, intervention absolument bénigne à côté de la gravité du pronostic fonctionnel de cette lésion.
La rupture partielle est souvent d’un diagnostic clinique plus difficile ; les antécédents traumatiques, la diminution considérable de la force d’abduction du bras, la douleur ressentie dans ce mouvement peuvent y faire penser.
C’est surtout dans les ruptures incomplètes que peut se poser le diagnostic de paralysie du circonflexe : mêmes antécédents traumatiques, même perte du mouvement: d’abduction. Cependant, l’absence de contraction du deltoïde, l’atrophie rapide du muscle, la réaction de dégénérescence à l’examen électrique caractérisent suffisamment le syndrome de section physiologique du nerf.