INTRODUCTION
Les bursites sous-deltoïdiennes ont été l’objet de nombreuses publications. Parmi les premières observations retrouvées dans la littérature médicale française, citons celle de JARJAVAY dans la Gazette Hebdomadaire Médicale et Chirurgicale, en 1867, et celle de GOSSELIN, dans les eu Cliniques de la Charité, en 1869.
C’est à DuPpLaY que revient le mérite d’avoir localisé la périarthrite scapulo-humérale dans la bourse séreuse sous-deltoïdienne ; son premier travail date de 1872, dans les Archives Générales de Médecine, travail repris dans la thèse de GAUTHIER, en 1875. L’hygroma sous-acromio-deltoïdien est le sujet de la thèse de Vapox, en 1880. La thèse de RicHARD, publiée à Paris en 1898, fait l'étude des bursites à grains riziformes, celle de MorNAC paraît en 1899.
Le rôle des ruptures traumatiques du tendon du sus-épineux «est mis en valeur par CopMan, dès 1906 ; il reprend ce sujet dans de multiples publications, pour écrire en 1934 un livre sur les maladies de l'épaule. | ÿ
Sri RE EVE)
Entre temps, des auteurs italiens (Repr, Avon) et américains (HrrzroT, Dicxson et CrosBy) étudient différentes formes de bursites.
En France, les calcifications du tendon du sus-épineux font l’objet de nombreuses discussions à la Société Nationale de Chirurgie, en 1932.
Dans une très intéressante revue générale, enfin,
FERGUSON étudie les travaux publiés sur les bursites
sous-deltoïdiennes dans les années précédant 1938.
De l'étude de ces nombreuses publications paraît ressortir une grande confusion de termes : n’est-il pas
question de bursites sous-acromiales ou sous-deltoi-
diennes qui ne semblent pas toujours bien localisées anatomiquement. Les dénominations les plus diverses
sont employées : les uns parlent d’hygroma, d’autres
emploient le terme de périarthrite. Pour certains, les périarthrites peuvent s’accompagner d'images de calcifications, pour d’autres elles n’en présentent pas trace. A cela, viennent s'ajouter les bursites avec
rupture du tendon du sus-épineux.
D’autres auteurs envisagent surtout l’évolution des lésions, aiguës, subaiguëées ou chroniques. Seul le terme de bursite paraît employé indistinctement pour toutes ces formes.
Il semble qu’il soit intéressant de chercher une
classification permettant de faire Cortespontines aussi
exactement qu'il est possible, les lésions anatomiques avec leur traduction clinique.
CN Fou
On pourrait étudier tout d’abord les bursites avec épanchement, répondant à l’hygroma sous-deltoïdien des classiques.
D’autres bursites présentent des lésions fibreuses, des adhérences, correspondant au tableau fort bien décrit par DupLay sous le nom ss périarthrite scapu- lo-humérale. :
Un troisième groupe de bursites comprend les formes présentant des dépôts calcaires. É
Des bursites traumatiques enfin, englobent les for- mes succédant à une contusion ou une luxation de l'épaule, et les formes secondaires à une rupture du tendon du sus-épineux.
L'étude de ces bursites avec l'anatomie pathologique) le diagnostic et le traitement correspondants, essaiera de mieux individualiser chaque groupe de faits.