SCÈNE IX
LEFÉBLRE , GAVET, en scène, M"* GAVET, ERNESTINE , dans le cabinet.
GAVET.
Quelle est celte voix?
LEFÉBCRE.
Celle du petit jeune homme... il a la voix bien douce... mon cher ami., allons-nous-en.
(Il remonte la scène, Gavet le retient.) GAVET, avec indignation.
Nous en aller !... Ouvrez, monsieur, de par la loi ! de par le diable ! ou je brise la porte ! voulezvous bien ouvrir?
LEFÉBCRE.
Cher ami ! je vous assure que vous vous emportez, ma parole d'honneur , vous vous emportez. (A part.) Je voudrais être bien loin. (Haut.) Attendez ! moi , j'ai mon sang-froid , je vais arranger l'affaire. (A Ernesiine à travers la porte.) Diles-moi , monsieur, n'auriez-vous pas par hasard une jeune dame avec vous ?
ERNESTINE
Une Jeune dame?
LEFÉBCRE.
Oui! (A Gavet.) Vous voyez bien... le tout est de s'entendre.
ERNESTINE
Votre nom ?
LEFÉBCRE.
Anselme Lefébure, ancien contrôleur de l'octroi, et maintenant fabricant de serinettes , tient les cordes à violon et autres , rue des Singes , qui votidrait vous parler.
ERNESTINE, d'un air impatienté.
Connais pas.
GAVET , prenant sa place.
Eh ! mon oncle ! laissez-moi faire.
LEFÉBCRE , à part.
Je donnerais l'impossible pour n'être pas venu avec Gavet.
GAVET , à Ernesiine.
Ou vous demande, monsieur, si vous n'êtes pas venu avec imc jeune dame?
ERNESTINE
Connais |)as.