SCENE X
GAVET , frappant à coups redoublés sur la porte. Ouvrez au nom de la loi el de tout ce qu'il y a de plus sacré... dans Paris ! je me nomme Joseph Gavet.
ERNESTINE
Vous disiez : Lefëbure.
GAVET.
Lefébure, cesl mon oncle, avec quoi je suis venu.
LEFÉBURE, d'un air triomphant.
C'est moi , Lefébure.
ERNESTISE.
Pourquoi dites-vous Gavel , alors?
LEFÉBURE
Mais, Lefébure et Gavet, ce sont deux êtres. (A Gavet.) Parlez avec moi , mon cher ami , pour convaincre ce jeune homme. (Criant de toutes ses forces.) C'est moi , Lefébure.
GAVET , criant en même temps.
C'est moi , Gavel.
LEFÉBURE
Avez-vous entendu les deux voix?
ERNESTINE
Oui... mais... connais pas...
LEFÉBURE
Il ne connaît pas. Alors, votre femme n'est pas avec lui... allons nous-en.
GAVET.
C'est trop fort ! et puisqu'il faut employer la
violence...
M"^ GAVET , au moment oii Gavet s'avance vers la porte du cabinet, l'ouvre brusquement et la referme ensuite.
Eh! bon ami! comment! c'est vous qui faites
tout ce tapage ?
GAVET , stupéfait.
Bon ami !
LEFÉBURE, basa Gavet.
Elle est fort douce , votre femme.
GAVET.
Que faites-vous ici, madame? avec qui y étesvous? je vais voir!... (Il fait un mouvement pour entrer dans le cabinet.)
M"*-' GAVET , le retenant.
Non, monsieur, vous n'entrerez pas! M'oser soupçonner! quelle horreur!
GAVET.
Comment! quelle horreur ! Expliquez votre conduite, madame , expliquez-la.
M""^ GAVET.
Volontiers, bon ami, mais ce n'est qu'en tèle-àtéle...
LEFÉBURE
Je ne demande pas mieux que de m'en aller. GAVET , le retenant.
Restez, mon oncle .. Nous pouvons, madame, entrer dans cet autre cabinet. (Il désigne le cabinet à gauche.) (A part.) J'ai mon projet. (B,is à Lefébure.) Restez ! cl surveillez le numéro (i.
LEFÉBURE
J'aurais cependant bien vduIii..
M"^ GAVET.
Eh bien, monsieur, entrons dans ce cabinet... (Gavet el sa femme se disposent à entrer dans le cabinet de gauche.)
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