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Devenue rue du Luxembourg

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Saint-Agnan-Choler y avaient du succès.

Puis le tout se passait à la bonne franquette. Le public causait tout haut, les étudiantes mangeaient des oranges et riaient à se pâmer lorsqu'elles avaient compris un des mots à double sens souligné par l'artiste en scène.

Le vertueux bourgeois du Marais qui se serait aventuré dans ces parages éloignés, se trouvant tout à coup en plein Bobino, eût perdu la raison en voyant les types installés à l'orchestre ou se pavanant aux amphithéâtres. Bérets rouges, bleus, noirs ou blancs, ornés de glands retombant sur les épaules, cheveux longs, barbes en pointe, vestons de velours, telle était la partie masculine du public. Quant aux femmes, elles avaient toutes des toilettes voyantes, le chignon de travers, le nez au vent. Tout ce monde était gai et s'amusait. L'habitant de la place Royale se serait cru dans un monde à part — c'eût été la vérité — et, en sortant, aurait juré de ne pas conduire sa dame et ses demoiselles dans cet antre de perdition.

Près du théâtre, se trouvait le café de

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Bobino, où les artistes venaient causer avec leurs admirateurs. Mademoiselle Georgette Olivier a fréquenté le café de Bobino.

En face de cet établissement, il y en avait un autre du même genre, mais plus sérieux, quia survécu aux bouleversements du quartier et est encore fréquenté par un public d'artistes ; c'est le café de Fleurus. La terrasse, qui longeait autrefois le jardin, s'étend le long de la rue du Luxembourg ; ce changement lui a retiré beaucoup de son charme primitif.

Beaucoup d'artistes ayant conquis la célébrité ont fréquenté le café de Fleurus. C'étaient Corot, Gérôme, Nazon, Toulmouche, Français, Jules Breton, Achard, Harpignies, Baudry, Picot, Charles Garnier, architecte ; le sculpteur Falguière ; parmi les littérateurs, Henri Miïrger, Edmond About, qui, sous l'Empire, n'était pas en odeur de sainteté au quartier Latin ; André Theuriet; Albert Collignonqui, vers 1 86 1 , fonda une revue hebdomadaire; cet organe mourut faute d^abonnés. En 1877, ^ cr^a un autre journal, La Vie

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Littéraire, qui disparut pour la même cause ; Deschamps, l'administrateur de la Revue des Deux-Mondes, dont la figure s'illumine à la fin de chaque mois , les abonnements arrivant nombreux, ont fréquenté aussi le café de Fleurus.

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