Voici ces strophes
Peuple français, peuple de frères, Peux-tu voir, sans frémir d'horreur, Le crime arborer la bannière Du carnage et de la terreur?
fou1. En Fan III, lorsque les Muscadins, au nombre de trente environ, dispersèrent à coups de canne le club des Jacobins, ils
Tu souffres qu'une horde atroce Et d'assassins et de brigands Souille de son souffle féroce Le territoire des vivants.
Quelle est cette lenteur barbare ?
Hâte-toi, peuple souverain, De rendre aux monstres du Ténare Tous ces buveurs de sang humain.
Guerre à tous les agents du crime !
Poursuivons-les jusqu'au trépas î Partage l'horreur qui m'anime, Us ne nous échapperont pas.
Ah ! qu'ils périssent, ces infâmes, Et ces égorgeurs dévorants, Qui portent au fond de leurs âmes Le crime et l'amour des tyrans !
Mânes plaintifs de l'innocence, Apaisez-vous dans vos tombeaux !
Le jour tardif de la vengeance Fait enfin pâlir vos bourreaux.
Voyez déjà comme ils frémissent I Ils n'osent fuir, les scélérats I Les traces du sang qu'ils vomissent Bientôt décèleraient leurs pas; Oui, nous jurons sur votre tombe, Par notre pays malheureux, De ne faire qu'une hécatombe De ces cannibales affreux.