LE CAFE SAINT-ROCH
OBEspiERRE habitait rue Saint-Honoré, chez le menuisier Duplay. à peu de distance de cet établissement, dont il était, d'après la chronique, un d^s habitués. Mais que le vertueux M.iximilieà ait ou non fréquenté le café Saint-Roch, il lui avait dans tous les cas laissé son nom, et sous l'Empire les habitants du quartier l'appelaient le café Robespierre. Comme les amateurs de bière n'ont point de préférences politiques lorsqu'il s'agit de savourer cette boisson, on voyait à ce café Charles Muller, légitimiste, fondateur de la Liberté, qui plus tard céda ce journal à M. Emile de Girardin; A. Grenier, un bonapartiste; Aurélien Scholl, un sceptique; Victor Noir, un parfa it républicain, du moins en apparence ; Gambetta, Laurier, Michelant, rédacteur du National passe ensuite à la France.
Ce surnom de Robespierre donné a son établissement faillit être fatal au propriétaire du café