LE CAKE DE FO Y
le candidat et l'accompagnaient quand, après avoir repris haleine et levé les yeux au plafond, il commençait : « Je combattrai, etc.. » Cette plaisanterie tournait à la scie, les frères et amis euxmêmes riaient comme des bienheureux. M. Arago, ne jugea pas opportun de modifier son discours qui dura jusqu'à la fin de la période électorale
11 doit être précieusement conservé dans quelque carton pour être employé à l'occasion.
Venaient ensuite M. Plougoulm, un véritable jurisconsulte, auteur de brochures de grande valeur et de traductions d'auteurs latins et grecs, procureur général à Toulouse, avocat général à la Cour de cassation, puis conseiller à cette même cour, mort en 1863 ; M. Dupin, non moins célèbre, mort sénateur après avoir occupé les postes les plus élevés de la magistrature; M. Payen, le savant chimiste, membre de l'Académie des sciences; le docteur Bouillaud , une célébrité médicale de l'époque ; Évariste Bavoux, conseiller d'Etat sous l'Empire, écrivain politique qui n'a point abandonné la cause napoléonienne. M. de Montalivet, ministre de Louis-Philippe, auteur d'un ouvrage écrit pour répondre à M. Rouher. Le titre de ce volume est Rien, ou dix-huit ans Je parlementarisme; M. de Montalivet a acquis un regain de notoriété par le brusque abandon des idées politiques qu'il avait toujours soutenues. Crémieux, un des personnages qui ont été si fatals à la France ; Ledru-Rollin1, l'homme au vasistas du Conserva-